ANIMATEUR DU PATRIMOINE
L'animateur du patrimoine met en valeur les aspects culturels et architecturaux d'une ville. Expositions, visites guidées, théâtre de rue, mise en lumière des monuments... son imagination est sans limites.
Nature du travail
Redonner vie au passé
Communes méconnues, monument oublié, parc naturel remarquable... l'animateur du patrimoine a pour mission de leur redonner vie auprès du public. Objectif : faire reconnaître la valeur historique et artistique de lieux ou de sites et augmenter le taux de fréquentation.
Créativité tous azimuts
L'animateur du patrimoine concocte des circuits et des visites touristiques autour d'un thème (l'eau, les portes du xvIIIe siècle). Puis, il charge le guide conférencier d'en assurer la présentation auprès du public. Mais, pour toucher tous les publics, il développe également des expositions, monte des projets scolaires (planter des fleurs à l'emplacement d'un vieux jardin du siècle dernier, créer des maquettes pour expliquer les étapes de développement de la ville...), associe des personnes âgées pour raconter leur histoire...
Conditions de travail
Grandes et petites villes
L'obtention du label ville et pays d'art et d'histoire dépend de la mobilisation de la ville autour de ses atouts culturels. L'animateur du patrimoine intervient donc dans des communes plus ou moins grandes ou bien au sein de communauté de communes. Actuellement, on dénombre 124 villes et pays d'art et d'histoire françaises.
En réseau interne...
L'animateur du patrimoine est la clé de voûte des différentes manifestations d'une ville. Il est au coeur d'un réseau constitué par les guide-interprètes, les graphistes, les maquettistes, les artistes (peintres, chanteurs, comédiens, danseurs...), les membres du conseil municipal, la direction du patrimoine...
... et externe
Outre les acteurs de la vie locale, l'animateur du patrimoine travaille aussi en étroite collaboration avec les acteurs culturels, touristiques et politiques locaux : offices du tourisme, directions régionales des affaires culturelles, municipalités voisines, conseils régionaux et généraux ...
Vie professionnelle
Croissance mesurée
Phénomène de mode ou métier d'avenir ? Les animateurs du patrimoine s'inscrivent dans ce mouvement de retour au tourisme de proximité et de redécouverte des charmes d'antan des villes de France. Et la Direction de l'architecture et du patrimoine signe au compte-gouttes les conventions à l'origine des villes et pays d'art et d'histoire. De ce fait, seuls 8 postes d'animateur du patrimoine ont été ouverts à concours au premier semestre 2007.
Sur tout le territoire
Bordeaux, Figeac, Pontoise, Saint-Quentin-en-Yvelines... les postes nouvellement créés concernent l'ensemble du territoire. Les demandes d'emploi sont à effectuer auprès de chaque commune concernée. Placés sous la tutelle de la Direction de l'architecture et du patrimoine, les postes sont soumis à la réglementation.
Compétences
Réunir autour d'un projet
Avec une multitude d'interlocuteurs (élus, personnels administratifs ou rattachés à la culture...), l'animateur du patrimoine doit concilier les idées de tous et jouer les rapprochements pour aboutir à un projet. Un rôle où pédagogie, négociation, diplomatie et esprit de persuasion sont indispensables pour réussir.
SECRETAIRE D’EDITION
La mission du secrétaire d'édition ? Suivre toutes les étapes de la réalisation d'un ouvrage, de la réception du texte de l'auteur jusqu'à l'impression du livre, sous l'autorité d'un responsable éditorial.
Nature du travail
Préparer la copie
Le secrétaire d'édition reçoit un manuscrit « brut » qu'il doit relire et préparer.
Avec l'auteur ou le traducteur, il discute des modifications au niveau du style et du contenu et finalise les textes.
Il intègre les corrections, veille à la cohérence de l'ouvrage : table des matières, équilibre des chapitres, notes... Il collecte ou commande, selon les cas, les photos, les dessins, les infographies.
Assurer le suivi de fabrication
Le texte prêt, il commande la maquette des pages et la couverture.
En collaboration avec le graphiste, il accompagne aussi la composition de l'ouvrage et contrôle les épreuves au retour de la maquette.
C'est à lui que revient la responsabilité de donner le bon à tirer (BAT), ultime version de l'ouvrage confiée à l'imprimeur. Le tout dans le respect du cahier des charges et des délais.
Établir un budget, un planning
Peuvent s'ajouter des tâches de secrétariat et de gestion : mise au point de budget, tenue de plannings, suivi de contrats avec les auteurs...
Enfin, le secrétaire d'édition peut participer au comité de lecture, à l'élaboration de projets, à la recherche d'auteurs, à la prise de contacts avec les agents étrangers ou le service de presse...
Conditions de travail
Un métier aux contours flous
Secrétaire ou assistant d'édition... la définition du poste varie selon les maisons d'édition, la structure de l'équipe, l'organisation du travail, les compétences et les aspirations de chacun.
Au final, les niveaux de responsabilités sont différents et la variété des tâches plus ou moins grande.
Dans les petites entreprises, le responsable éditorial peut faire office de secrétaire d'édition sur la collection dont il a la charge.
Vers plus de responsabilités
Le secrétaire d'édition prend de plus en plus de responsabilités.
On lui demande de faire part d'une certaine créativité et de prendre en charge des missions variées : participation à l'élaboration des contrats, gestion des droits d'iconographie, finalisation d'une traduction...
Sur divers supports
Ce professionnel peut travailler sur les livres, mais aussi sur des revues, des disques, des cédéroms, des vidéos, des supports publicitaires...
Il alterne travail solitaire et travail d'équipe, avec de nombreux contacts.
Il peut se déplacer chez les intervenants (illustrateur, imprimeur...) ou lors de manifestations (salons, foires...). Ses horaires, parfois décalés, fluctuent en fonction des pics d'activité.
Vie professionnelle
L'écrit en concurrence
Avec seulement 15 000 salariés de l'édition, il n'est pas rare de voir un jeune titulaire d'un bac + 5 effectuer des travaux de réécriture à domicile, en tant qu'indépendant ou salarié.
La tendance est au repli, avec l'image et l'internet qui gagnent du terrain sur l'écrit.
Valoriser sa spécialisation
Mieux vaut postuler pour son domaine de prédilection : sans culture scientifique, comment intervenir sur un ouvrage en sciences de l'ingénieur ? C'est d'ailleurs un critère de recrutement quand on n'exige pas un double profil.
À noter : les littéraires ne sont pas les mieux armés, car les débouchés se situent surtout dans l'édition scolaire, scientifique, pour la jeunesse, les sciences humaines ou les livres pratiques.
Devenir responsable d'édition
Après quelques années d'expérience et si des opportunités (rares) se présentent, il est possible d'évoluer vers le poste d'éditeur ou de responsable d'édition.
On peut aussi rester secrétaire d'édition au long cours et y trouver des satisfactions.
Compétences
Doué pour l'organisation
Capacité de travail et sens de l'organisation : 2 qualités essentielles pour le secrétaire d'édition.
Il doit à la fois gérer les plannings, parfois suivre le budget, coordonner le travail des intervenants extérieurs et vérifier les différentes étapes de conception. Bref, il doit faire face à une grande diversité de tâches, souvent dans l'urgence, sans rien oublier !
Rigueur et curiosité
Une solide culture générale, une excellente maîtrise du français et des qualités rédactionnelles sont indispensables, ainsi qu'une bonne maîtrise des outils informatiques et de la chaîne éditoriale.
Sans oublier de la rigueur pour contrôler les épreuves, vérifier la cohérence de l'ensemble jusque dans les moindres détails. Et de la curiosité pour s'adapter à différents projets et changer de sujets.
Le sens du dialogue
Au coeur de la chaîne éditoriale, faisant l'interface avec des intervenants variés (auteur, correcteur, iconographe, maquettiste, imprimeur...), le secrétaire d'édition assure un rôle essentiel de liaison.
Ce qui veut dire avoir le sens du contact, faire preuve d'écoute et de fermeté. La diplomatie est de mise pour argumenter et faire accepter les modifications souhaitées sans vexer les susceptibilités.
Accès au métier
Le niveau d'études requis a nettement augmenté ces dernières années et les profils à bac + 2 sont de plus en plus nombreux. Si les compétences pour devenir secrétaire d'édition ne s'acquièrent que sur le terrain, la technicité du travail explique la nécessité d'une formation en édition
TRADUCTEUR / INTERPRETE
Le traducteur transpose un texte d'une langue dans une autre et l'interprète adapte un discours oral. Grâce aux nouvelles technologies, ce métier a évolué et a élargi son champ d'intervention à l'audiovisuel, à l'internet, etc.
Nature du travail
Traduire sans trahir
Le traducteur transpose un texte écrit, par exemple en italien, en français en respectant le fond et la forme du texte original.
S'il peut traduire des romans, ce professionnel travaille surtout sur des documents juridiques et financiers (contrats, bilans, rapports annuels, etc.), techniques et scientifiques (brevets, fiches techniques, modes d'emploi, articles scientifiques, etc.), commerciaux (plaquettes de publicité, communiqués, courriers, etc.), audiovisuel (DVD, internet, etc.).
Restituer le message essentiel
L'interprète transpose le discours d'un orateur (par exemple, un Russe) dans la langue de ses auditeurs (par exemple, des Espagnols).
Il interprète dans le sens où, plus qu'il ne traduit mot à mot, il restitue l'essentiel d'un discours avec la même intensité.
En général, l'interprète prend des notes en même temps que l'orateur parle pour les restituer ensuite.
Dans une cabine, casque vissé sur les oreilles, il pratique l'interprétation simultanée (à la télévision, dans les grandes manifestations multilingues...).
L'interprétation consécutive se fait dans des réunions plus restreintes et l'interprétation de liaison concerne les transactions commerciales.
Conditions de travail
Salarié ou libéral
Le traducteur-interprète peut être salarié d'une entreprise, d'une agence de traduction, d'une organisation internationale ou fonctionnaire européen ou international.
Mais le plus souvent, il exerce comme indépendant, rémunéré à la mission, démarchant, soignant son réseau et sa réputation pour trouver des clients.
Le cas du traducteur d'édition
Le traducteur d'édition occupe une place à part dans le métier, puisqu'il a le statut d'auteur. Payé en droits d'auteur, il perçoit un pourcentage des ventes de l'ouvrage traduit. Dans ce cas, il a intérêt à traduire des auteurs à succès pour assurer des revenus corrects.
C'est la raison pour laquelle il peut exercer une autre activité, dans l'édition ou l'enseignement.
À noter : 80 % des traducteurs exercent dans les domaines commercial, technique ou scientifique, activités plus rémunératrices.
Sédentaire ou mobile
Le traducteur est plutôt sédentaire, quittant peu son bureau. À l'inverse, l'interprète se caractérise par une grande mobilité (en France ou à l'étranger), pour intervenir lors de réunions, de conférences, d'entrevues entre chefs d'État, de négociations commerciales, d'audiences devant les tribunaux, etc.
Vie professionnelle
Des spécialités convoitées
Ingénierie, médecine, biologie, droit, finance, informatique, communication, ressources humaines... toutes les spécialités sont autant de créneaux porteurs pour le traducteur-interprète.
À lui de suivre l'actualité (développement durable, énergies alternatives, etc.) et d'observer l'évolution des relations internationales pour se positionner sur les langues de demain : chinois, japonais, arabe, estonien...
Vers de nouveaux métiers
De nouveaux métiers sont en train de se développer avec l'explosion des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) : sous-titrage, doublage, traduction de SMS pour les télécommunications, de sites web...
Sur l'internet, le localisateur traduit, mais intervient également sur l'outil, ce qui exige des compétences spécifiques en informatique.
Des besoins en hausse
Avec l'internationalisation des échanges, les besoins sont en hausse et touchent la majorité des entreprises (exportatrices, internationales), des grands organismes scientifiques, des laboratoires médicaux, des compagnies d'assurances, des cabinets d'avocats... Petit bémol : la fonction de traducteur-interprète est souvent externalisée et les postes salariés plus rares.
Compétences
Un pro des langues et cultures
Le traducteur-interprète maîtrise parfaitement sa langue maternelle et au moins 2 langues étrangères. Il aime jouer avec les mots, se passionne pour les cultures et s'en imprègne en séjournant dans ces pays.
Car traduire ou interpréter ne signifie pas remplacer un mot par un autre, mais adapter un texte, un discours à son public.
Curieux, cultivé et spécialisé...
La traduction et l'interprétariat exigent une grande curiosité intellectuelle et un intérêt pour l'actualité politique, culturelle et économique marocaine et internationale.
Une spécialisation technique, scientifique ou juridique est très importante pour améliorer les débouchés, la qualité du travail et la rapidité d'exécution... un élément important quand on est payé à la mission !
... et sachant se vendre
Un professionnel efficace doit aussi savoir mettre ses atouts en valeur, prospecter pour trouver des clients, négocier ses tarifs, faire preuve de souplesse (pour s'adapter à toute situation) et travailler avec rigueur et précision.
Enfin, l'interprétation réclame une certaine résistance au stress et à la pression.
Accès au métier
Pour devenir traducteur-interprète, il faut acquérir une compétence dans un domaine ; maîtriser au moins 2 langues en plus de sa langue maternelle ; vivre à l'étranger pour s'imprégner de la culture et... étudier car les formations se pensent aussi à l'international.