LES METIERS DE L'INFORMATION
JOURNALISTE
Le journaliste recueille des informations, les vérifie, les trie et les rend accessibles au public. Cependant, ce métier peut recouvrir des réalités et des façons d’exercer très différentes : présentateur du journal télévisé de 20 h, grand reporter parcourant le monde, localier au journal « Ouest France », journaliste politique au « Monde », critique de cinéma, spécialiste des faits de société, journaliste web… Papier, micro, écrans de toutes natures sont désormais ses instruments et ses supports de travail. Et l’ordinateur, bien sûr.
Description des tâches / conditions de travail
Si vous choisissez cette voie, c’est dans la presse périodique que vous avez le plus de chance de travailler. Elle accueille les plus gros bataillons de journalistes, suivie de la presse quotidienne régionale. À eux seuls, ces deux médias emploient plus de la moitié des journalistes. Les autres travaillent dans l'audiovisuel, la presse spécialisée ou quotidienne nationale et pour moins de 10 %, en agence de presse. 60 % des journalistes travaillent en région Ile-de-France. L'ordinateur a remplacé la plume et la machine à écrire. On demande aujourd'hui des articles prêts à être édités, illustrés et mis en page. Le journaliste exerce de plus en plus comme rédacteur web pour un des nombreux sites de la toile.
Quel que soit le support ou l’employeur, le journaliste doit respecter quelques règles de base : toujours vérifier ses sources et ses infos, choisir un angle pour hiérarchiser les informations, capter l’attention du lecteur par un style simple, vif et direct. Esprit de synthèse, extrême rapidité d’écriture sont évidemment de rigueur. Pour l'ensemble des postes, un bon niveau de culture générale et un diplôme d'études supérieures ou une expérience sont nécessaires. Mais, attention, si le métier reste séduisant et divers il faut aussi savoir qu’avec plusieurs milliers de journalistes ou pigistes au chômage, plus d'un journaliste sur cinq est actuellement en situation de précarité. Un bon carnet d'adresses est indispensable.
Evolution professionnelle
Après plusieurs années d’expérience, un journaliste peut occuper des postes de responsabilité au sein d’une rédaction : chef de rubrique, secrétaire de rédaction, rédacteur en chef adjoint, puis rédacteur en chef.
Etudes / formations
Aucune formation spécifique n’est absolument obligatoire mais, dans la pratique, les jeunes journalistes sont de plus en plus diplômés. Une majorité est passée par l’université ou un IEP et en est sortie diplômée en lettres, histoire, droit ou sciences politiques. Ces formations universitaires donnent une solide culture générale
JOURNALISTE REPORTER D’IMAGES
Nature du travail:
Proposer un sujet
Le JRI est d'abord journaliste. Caméra à l'épaule, il réalise des sujets d'actualité ou magazines au sein d'une chaîne de télévision ou pour le compte d'une agence d'images télévisuelles.
Après avoir mené un travail d'enquête sur un thème et avoir pris plusieurs contacts, il évalue l'intérêt du reportage, puis monte un projet de tournage pour le vendre.
Réaliser le tournage
Le JRI mène les interviews, prend le son et tourne les images. Bref, il recueille l'information.
Ensuite, il se charge du commentaire sur image. C'est une tâche capitale qui donne tout son sens à l'information. Il la réalise spontanément au moment du tournage ou plus tard, en studio ou dans sa voiture de transmission.
Monter le reportage définitif:
Enfin, il participe au mixage des images. Il évalue les séquences, mesure leur importance, choisit ce qu'il faut garder et couper.
L'opération peut consister à réduire plus d'une heure de film en un document de moins de 6 minutes.
Conditions de travail:
Sur le terrain
Le JRI est avant tout un professionnel de terrain.
Les déplacements, dans un quartier voisin ou à l'autre bout du monde, font partie intégrante de son métier.
97 % des JRI exercent pour la télévision.
Pour les chaînes d'information en continu ou les chaînes locales, il travaille seul ou avec un assistant, et s'occupe de toutes les étapes de réalisation du reportage.
Dans les grandes rédactions nationales, il est souvent réduit au rôle de cameraman, accompagné d'un ingénieur du son et d'un rédacteur.
3 % en agences d'images
3 % des JRI travaillent dans les agences d'images télévisuelles (Capa, Point du jour, Taxi...), où ils ont la maîtrise totale des enquêtes sur des sujets approfondis qui alimenteront l'essentiel des magazines télé.
Leur polyvalence permet la production de reportages à prix imbattables.
Salarié, pigiste ou indépendant
les JRI sont salariés (d'une chaîne de télévision ou d'une agence) et 36 % pigistes (rémunérés à la journée ou au reportage).
Enfin, il est possible d'exercer en tant qu'indépendant et de vendre ses documentaires à une agence.
Vie professionnelle:
Des débuts précaires
Après avoir augmenté de 47 % en 10 ans, le nombre de postes de JRI est aujourd'hui en diminution, même en contrat à durée déterminée (CDD).
Le travail à la pige (rémunéré au reportage ou à la journée de travail) est quasiment un passage obligé pour les débutants.
En effet, les entreprises audiovisuelles font appel à leurs services de manière ponctuelle. Ils doivent faire leurs preuves, montrer leurs compétences et devenir collaborateurs réguliers avant d'intégrer les équipes permanentes.
Compétences
Spécialiste de l'info
Ses compétences sont celles de tout journaliste.
Recueillir l'information, réaliser des interviews intéressantes, vérifier ses sources, analyser le contexte, choisir un angle pertinent pour traiter un sujet sont les bases du métier.
Un pro de l'image
Le JRI maîtrise les techniques audiovisuelles : prise de vues, sélection des images, montage...
Il sait s'adapter aux évolutions des matériels et mesurer l'impact des images sur les téléspectateurs.
Autonome et curieux
La curiosité est une autre qualité importante dans la profession.
Lire l'ensemble de la presse constitue le meilleur moyen pour se tenir informé et trouver un sujet de reportage.
Une forte autonomie est également requise et la maîtrise de l'anglais est obligatoire.
Accès au métier
Les formations proposées par les écoles de journalisme reconnues par la profession constituent la voie la plus sûre.
Elles sont accessibles après réussite à un concours très sélectif. Certaines proposent une formation spécifique au métier de JRI.
Niveau bac + 2
DUT information-communication, option journalisme ;
Niveau bac + 3
Licences pro arts, sciences humaines et sociales, mention activités et techniques de communication, spécialité journalisme ; journaliste rédacteur d'images et de sons ; journalisme audiovisuel : production de magazines et de documentaires télévisés...
Diplôme d'université (DU) chargé de production-exploitation journaliste reporter d'images en télévision ;
Niveau bac + 5
Masters pro journalisme ;
Diplômes d'écoles de journalisme reconnues par la profession
REPORTER PHOTOGRAPHE
Nature du travail:
Fixer un moment, un événement
Le reporter-photographe fournit aux titres de presse les clichés qui viendront enrichir les articles d'actualité.
Plus qu'une simple illustration, ses photos sont des éléments d'information à part entière, qui présentent une certaine vision du monde, fixent un moment précis de l'histoire.
Se plier à l'urgence de l'info
Selon l'actualité, il peut travailler sur un événement ponctuel (l'arrivée d'un personnalité, un meeting politique...) ou chercher à illustrer un fait d'actualité dans sa globalité (mouvement social, conflit armé...).
Réussir un scoop
Le rêve de chaque reporter-photo est de réussir un jour à prendre LE cliché unique et inédit, pour devancer les concurrents et saisir l'action sur le vif.
Cette quête du scoop pousse parfois certains photographes de presse au sensationnalisme, au mépris souvent du code éthique de la profession. Ils sont alors connus sous le nom de paparazzi.
Conditions de travail
Surtout en tant qu'indépendant
La majorité des professionnels travaille en tant qu'indépendants, c'est-à-dire qu'ils collaborent avec différents journaux et magazines sans aucune obligation d'exclusivité. Leur salaire n'est ni fixe, ni mensualisé.
En tant qu'auteurs de leurs photos, leur rémunération est basée sur des droits d'utilisation et de reproduction des clichés (droits d'auteur).
Au service d'une agence
Les postes de salariés permanents au sein des titres de presse sont rares. Le reporter-photo travaille surtout pour les agences (agence France-Presse, Vu, Vandystadt.).
Ces dernières jouent le rôle de médiateur. Elles archivent leurs clichés, les proposent aux rédactions susceptibles d'être intéressées par le sujet et s'octroient une commission sur le prix de cession des images.
En solo ou avec les confrères
Lorsque son reportage ne répond pas à une commande, la difficulté du photographe est de vendre ses clichés aux rédactions. Parfois, il forme un duo avec un journaliste pigiste pour livrer le reportage clé en main.
Par ailleurs, ces professionnels s'organisent de plus en plus en collectifs associatifs afin de partager les frais.
Vie professionnelle
Un marché axé sur le people
Révolution numérique, course à la concurrence, prépondérance de la télévision... ont entraîné des bouleversements dans la photographie de presse. Si cette dernière occupe toujours une place prépondérante, elle tend à changer de nature.
Par exemple, le grand reportage est de plus en plus souvent remplacé par une photo d'illustration et de people.
Un accès difficile
Si ce métier fascine, il n'en demeure pas moins très difficile d'accès, à cause de la législation, des difficultés liées au démarchage et à la publication, à la concurrence...
Les mythiques agences (Gamma, Sygma et Sipa...), rachetées, parfois à plusieurs reprises, sont revenues dans la course, mais c'est dans les collectifs de photojournalistes que pourrait se situer l'avenir du métier.
Multiplier les opportunités
Les reporters-photographes multiplient les productions annexes (galeries, expos, édition, plaquettes publicitaires). Certains passent derrière la caméra et se reconvertissent en journalistes reporters d'images. Quelques-uns deviennent rédacteurs en chef photo ou chefs de rubrique
Compétences:
Passionné et érudit
Le reporter-photographe est d'abord un passionné d'images, qui sait regarder, mettre en scène et même anticiper les événements. Curieux de tout et doué d'une solide culture générale, il suit l'actualité de près pour en analyser les impacts.
Au courant des technologies:
Essor du numérique oblige, une parfaite technique photographique va désormais de pair avec la connaissance des outils informatiques (logiciels de stockage et de retouche d'images). La maîtrise d'au moins 3 langues, dont l'anglais, se révèle indispensable.
Persévérance et sens du contact:
Sur le terrain, ce professionnel allie goût du risque, persévérance, disponibilité et forme physique. Pour vendre ses sujets, quelques facultés commerciales et un bon sens du relationnel sont également un sérieux atout.
Cumuler les centres d'intérêt:
La formation en école de journalisme et la constitution d'un book (dossier de travaux effectués) facilitent l'insertion professionnelle. Avoir un autre centre d'intérêt peut également s'avérer utile, notamment pour se spécialiser (photographie sportive, people, reportages sociaux, voyages...).
Accès au métier:
Il n'existe pas de cursus spécifique pour devenir reporter-photo. On peut accéder directement à la profession avec un bac + 2 et une formation sur le terrain ou après une expérience dans les travaux de laboratoire photographique. On peut également coupler le BTS photographie à une formation en journalisme. Des écoles spécialisées en photographie (École nationale supérieure Louis Lumière, École nationale de la photographie d'Arles, École nationale supérieure des métiers de l'image et du son ENSMIS, ex-FEMIS) proposent par ailleurs des formations allant de niveau bac + 2 à bac + 5.
Niveau bac + 2
BTS photographie ;
DUT information communication, option journalisme ;
Niveau bac + 5
Diplôme d'écoles spécialisées.
Pour découvrir le contenu de ces formations, www.onisep.fr
Exemple(s) de formations menant au métier :
BTS Photographie
Diplôme de l'Ecole nationale supérieure de la photographie d'Arles
Diplôme de l'Ecole nationale supérieure des métiers de l'image et du son (FEMIS) spécialisation image
Diplôme de l'Ecole nationale supérieure des métiers de l'image et du son (FEMIS) spécialisation réalisation
Diplôme de l'Ecole nationale supérieure Louis Lumière section photographie
Diplôme de l'école supérieure de journalisme de Lille
Diplôme d'école privée de journalisme
Diplôme du centre de formation de journalistes de Paris
DU Journaliste reporter d'image
DUT Information-communication option journalisme
Journalisme audiovisuel
Master pro Sciences politiques et sociales mention journalisme
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