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LES METIERS DU DOMAINE DES SERVICES

 

COIFFEUR

Mèches, permanente, brushing... le coiffeur ou la coiffeuse n'hésite pas à couper les cheveux en quatre pour satisfaire les désirs de ses clients. Un métier qui exige technique, aptitudes relationnelles et sens artistique.

 

Nature du travail

De l'accueil au coup de peigne final

 

Le travail du coiffeur commence dès l'accueil du client, qu'il se doit de fidéliser. Il établit ensuite un diagnostic du cuir chevelu et des cheveux afin de choisir les soins capillaires appropriés. Il discute avec le client de la coupe désirée et lui donne des conseils personnalisés en fonction de la nature de ses cheveux, de son style, de ses envies et de la mode. Puis il met en oeuvre différentes techniques pour obtenir le résultat voulu : shampoing, soins, couleur, permanente, coupe, brushing, mèches, chignon, pose de postiche, etc. Le coiffeur peut également procéder à des soins spécifiques pour sa clientèle masculine : rasage, taille de la barbe ou de la moustache. Enfin, il vent des produits capillaires, tels que shampoings, masques ou gels, et veille à l'hygiène du matériel utilisé. S'il est propriétaire de son salon, il doit aussi s'occuper de la gestion et de la comptabilité. Enfin, lorsqu'il a l'un des diplômes requis (BP ou BM), il prend en charge la formation de ses apprentis.

 

Pour satisfaire sa clientèle, le coiffeur, qui exerce un métier de mode, doit se tenir au courant de toutes les tendances et ne doit pas hésiter à innover.

 

Conditions de travail

Station debout et horaires irréguliers

 

Le coiffeur peut exercer son activité dans des lieux diversifiés : salons de coiffure de type familial ou franchisés, entreprises de soins capillaires, studios de cinéma ou de mode . Il peut aussi choisir de travailler à domicile, directement chez les particuliers.

 

Dans un salon, le coiffeur travaille avec son patron et bénéficie très souvent de l'aide d'un apprenti. Selon la taille de la structure et le nombre d'employés, les tâches sont réparties ou non entre différents spécialistes (coloriste-permanentiste, styliste-visagiste).

 

Les contraintes sont partout les mêmes. Les horaires de travail sont irréguliers, avec des périodes de pointe, notamment le week-end et les veilles de fête. Les pauses déjeuner dépendent de l'affluence, et rares sont les journées qui finissent avant 19 heures. Par ailleurs, la station debout est la règle, ce qui peut occasionner mal de dos et problèmes circulatoires. Enfin, les produits utilisés peuvent entraîner des allergies chez les personnes sensibles et rendre problématique l'exercice de cette profession.

 

Vie professionnelle

Un marché de l'emploi en légère progression

 

Si le nombre d'emplois a tendance à augmenter, notamment dans les régions Île-de-France, Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur, les jeunes diplômés, qui sont nombreux, peinent parfois à s'insérer. La mobilité ainsi qu'une grande motivation se révèlent donc nécessaires pour trouver du travail.

 

Le coiffeur désirant se spécialiser peut préparer une des deux mentions complémentaires au CAP coiffure (coloriste-permanentiste ou styliste-visagiste) ou le CAP perruquier-posticheur. Ce dernier diplôme lui permettra d'exercer dans les milieux très prisés du cinéma et du théâtre. Néanmoins, les places restent rares et d'autant plus difficiles à obtenir qu'elles sont très convoitées.

 

Le titulaire du CAP coiffure peut aussi diversifier son activité en suivant une formation en esthétique. Un coiffeur-esthéticien est habilité à dispenser des soins du visage et du corps, à faire des manucures et à vendre des produits de beauté, une double compétence de plus en plus appréciée.

 

Pour ouvrir un salon de coiffure, le brevet professionnel ou le brevet de maîtrise sont nécessaires. Il est toutefois possible d'acheter un salon sans ces diplômes, à la condition d'en confier l'exploitation à une personne qualifiée. .

 

Compétences

Résistance physique, dextérité, amabilité

 

Outre une parfaite maîtrise des techniques et des produits capillaires, le coiffeur doit posséder un sens esthétique certain afin de bien conseiller les clients et de les mettre en valeur. Aimable et disponible, il instaure avec eux une relation de confiance, propre à les fidéliser. En professionnel de la mode, il soigne aussi sa présentation et son apparence. Enfin, il doit savoir résister à une fatigue autant physique que nerveuse.

 

 

DEPANNEUR EN ELECTROMENAGER

 

On fait appel à eux pour un lave-linge bloqué ou un four électrique en panne. Spécialistes de l'urgence, ils connaissent tous les problèmes de nos « produits blancs ».

 

Nature du travail

Réparer les appareils, conseiller les clients

 

Réfrigérateur, lave-vaisselle, four à micro-ondes... Le dépanneur intervient sur les différents types d'appareils électroménagers. Son domaine d'activité s'étend également aux équipements utilisés par les collectivités : distributeurs de boissons, armoires frigorifiques, matériels de cuisson des restaurants, cantines ou hôpitaux.

 

Appelé chez un client, il effectue sur l'appareil défaillant une série de mesures et de tests. C'est la phase de diagnostic, qui permet de déterminer l'origine de la panne. Une fois celle-ci repérée, il démonte l'élément défectueux (composant électronique, pièce mécanique ou électrique...), et assure son remplacement. Avec le développement de l'électronique, il est amené très souvent à réaliser de petits travaux de reconfiguration ; par exemple, il modifie quelques paramètres (vitesse, température...) dans le programme de la puce  qui contrôle le cycle d'un lave-linge. Il effectue ensuite les réglages qui s'imposent, et remet l'appareil en service. Il rédige un compte rendu de l'intervention, prépare la facture, donne à l'usager des conseils d'utilisation.

 

Lorsque la panne est importante, il établit un devis qu'il soumet au client, et exécute les réparations en atelier (démontage d'éléments mécaniques, soudure, rénovation du câblage électrique...).

 

Autre activité : l'entretien des équipements d'une cantine, d'un restaurant ou d'un hôpital. Lors de visites régulières, le technicien procède alors à une série de contrôles, change les pièces défectueuses ou à usure rapide. Tout cela afin que les armoires frigorifiques et les matériels de cuisson restent toujours en bon état de marche...

 

Conditions de travail

Sur le terrain ou en atelier

 

Le dépanneur peut être employé par différents types d'entreprise : magasins indépendants (de type commerce de proximité) spécialisés dans la vente et la maintenance en électroménager, grandes surfaces spécialisées, stations techniques indépendantes agréées par les constructeurs de matériels. Les hypermarchés qui possèdent un rayon électroménager sous-traitent à ces centres techniques le dépannage des appareils qu'ils ont vendus.

 

Responsable d'un secteur géographique, le dépanneur utilise un véhicule de service contenant son outillage et le stock de pièces détachées qu'il doit gérer. La durée des interventions n'est pas toujours prévisible et les journées de travail peuvent se terminer tard.

 

En atelier (station technique par exemple), il peut être spécialisé dans un type de produit (lave-linge etc.).

 

Vie professionnelle

Des possibilités d'évolution

 

Le marché du travail reste favorable aux dépanneurs en électroménager. Les contrats de maintenance avec les collectivités se multiplient, de même que les ventes d'appareils aux particuliers.

 

Après quelques années d'expérience, le technicien peut évoluer vers l'expertise technique ; il suit alors en permanence l'évolution des technologies, forme et assiste les équipes de techniciens. Il peut aussi occuper un poste d'encadrement ; chef d'atelier ou responsable du service maintenance, il planifie et organise le travail des équipes.

 

Il lui est également possible de s'orienter vers une activité commerciale en devenant, par exemple, chef de vente junior (animation d'une équipe de vente électroménager en grande surface et gestion du personnel).

 

Compétences

Savoir-faire et esprit de service

 

Le dépanneur en électroménager doit d'abord avoir une bonne connaissance des appareils sur lesquels il intervient : structure d'ensemble, principe de fonctionnement...

 

Les techniques mises en oeuvre restent d'une grande diversité : mécanique, électricité, électronique. Loin de se réduire à un seul domaine, les compétences du dépanneur sont donc pluridisciplinaires. Par ailleurs, l'utilisation de plus en plus fréquente de l'électronique demande de bien maîtriser les méthodes de paramétrage ou de reconfiguration (interroger la mémoire d'une puce à l'aide d'un ordinateur portable, modifier la valeur de certaines données : température, durée du cycle de lavage, etc.).

 

Un esprit déductif et rigoureux, de bonnes capacités d'observation et une habileté manuelle se révèlent indispensables. Par ailleurs, la dimension commerciale et relationnelle de ce métier prend de l'importance. Il est donc souhaitable d'avoir le sens de la communication, une bonne présentation, ainsi qu'une grande capacité d'adaptation à une clientèle variée.

 

 

ESTHETICIEN / COSMETICIEN

 

Soins du visage, épilations, modelages... les services de l'esthéticienne cosméticienne sont de plus en plus recherchés dans notre société, qui accorde une grande importance à l'apparence. Un métier qui exige amabilité, doigté et aptitudes commerciales.

 

Nature du travail

Embellir, conseiller et vendre

En prodiguant à ses clientes des soins du visage et du corps, l'esthéticienne cosméticienne contribue à leur bien-être. Sa mission : retarder les effets du vieillissement, améliorer la texture de la peau, en cacher les imperfections...

 

Au premier rang des prestations proposées par cette professionnelle de la beauté figurent les soins du visage. Pour effacer les effets du stress, de la pollution ou du temps qui passe, l'esthéticienne cosméticienne identifie le type de peau de sa cliente (normale, grasse, déshydratée, etc.) et lui dispense les soins les plus adaptés : nettoyage de peau, modelage, masque, etc. Elle est aussi la spécialiste du maquillage. Tous ces actes impliquent une bonne connaissance des techniques de soin et des cosmétiques, et obligent l'esthéticienne à se tenir informée des nouveautés en la matière.

 

Les soins du corps représentent également une part importante de son travail. En effet, dans une société qui mise beaucoup sur l'apparence, nombre de femmes et, depuis peu, quelques hommes, fréquentent les instituts de beauté. Outre les soins traditionnels (du type épilations, manucures...), l'esthéticienne a recours à de nouvelles techniques comme les enveloppements, la balnéo-esthétique, l'ionosphère (qui consiste à envoyer des courants électriques faibles pour diminuer la transpiration), l'aromathérapie (qui utilise les huiles essentielles), etc. Ces différentes opérations nécessitent une approche individualisée de chaque personne.

 

Enfin, l'esthéticienne conseille ses clientes dans le choix de produits appropriés et leur indique la façon de les utiliser. En effet, elle participe aussi à la vente des cosmétiques de l'institut de beauté et peut se charger du réassortiment.

 

Conditions de travail

De l'institut aux soins à domicile

L'esthéticienne cosméticienne exerce son activité dans des lieux très variés, comme salariée ou comme responsable : instituts de beauté, parfumeries, parapharmacies, ongleries. Grâce à l'essor des établissements de soins, elle trouve aussi sa place, depuis peu, dans les centres de remise en forme, de thalassothérapie ou de balnéothérapie. Elle peut également travailler dans les milieux de la télévision, du cinéma, du théâtre ou de la mode, mais les places sont chères. Il existe même des sociétés de soins esthétiques à domicile, dont le personnel intervient dans les maternités, les maisons de retraite, les hôpitaux, ou directement chez les particuliers.

 

Dans cette profession, les horaires sont irréguliers, avec des périodes de pointe.

 

Vie professionnelle

Un marché de l'emploi favorable

L'insertion des jeunes diplômées sur le marché du travail est aisée, le nombre d'offres d'emploi étant actuellement supérieur à celui des demandes. Depuis quelques années, les débouchés se sont en effet considérablement élargis. Outre le développement de la clientèle masculine, de nouvelles techniques sont apparues. Eu égard à cette évolution, les recruteurs apprécient les professionnelles polyvalentes, qui affichent de multiples qualifications. Par ailleurs, l'esthétique en milieu rural représente une manne d'emplois non négligeable. Enfin, la mobilité reste un élément déterminant pour trouver du travail.

 

Si le CAP est suffisant pour débuter dans la profession, d'autres diplômes sont nécessaires pour évoluer et prendre des responsabilités. Ainsi, après quelques années d'expérience, une esthéticienne cosméticienne titulaire du BP peut s'installer à son compte. Elle peut aussi s'orienter vers le métier de démonstratrice ou vers celui de représentante pour une marque de produits de beauté. Une professionnelle titulaire du BTS esthétique cosmétique peut, de son côté, passer des concours pour enseigner en lycée professionnel ou s'orienter vers des formations paramédicales (pédicure, kinésithérapeute, etc.). Des postes d'encadrement dans les entreprises de produits de beauté lui sont également accessibles.

 

Soulignons enfin que de plus en plus d'hommes choisissent d'exercer cette profession jusque-là féminine.

 

Rémunération

.Le salaire des représentantes varie selon leur chiffre de vente ; les démonstratrices de grandes marques perçoivent, elles, des rémunérations plus importantes.

 

Compétences

Doigté et amabilité

Une parfaite maîtrise des techniques de soin est nécessaire pour exercer ce métier, mais cela ne suffit pas. L'esthéticienne cosméticienne doit aussi faire preuve de psychologie, se montrer aimable avec les clients et posséder un certain sens du commerce. Par ailleurs, la station debout étant la règle, elle doit bénéficier d'une bonne résistance physique. Enfin, pour cette spécialiste de la beauté, une présentation impeccable et un maquillage soigné sont de mise.

 

 

ERGONOME

 

L'ergonome contribue à concevoir et à améliorer des environnements ou des postes de travail afin d'assurer la production dans les meilleures conditions possibles, avec le maximum de confort, de sécurité et d'efficacité.

 

Nature du travail

D'abord, analyser...

À la demande des entreprises, l'ergonome analyse les conditions de travail existantes. Aménagement de locaux, de bureaux, de postes de travail, organisation de la chaîne de production, matériels utilisés... tout l'environnement et les systèmes de production sont passés au crible. Puis il examine la dimension humaine du travail, les effets de l'activité sur la santé des personnes.

 

... puis établir un diagnostic

L'ergonome rédige ensuite une offre d'intervention et formule des recommandations. Elles serviront à mieux adapter les compétences des employés aux tâches à accomplir, à dépister les risques d'accidents et à les prévenir.

 

Il suggère aussi des changements dans le choix des matériels, par exemple.

 

... pour faciliter les changements

En collaboration avec d'autres professionnels, l'ergonome conçoit de nouveaux produits et appareils (contre le bruit, la poussière, les matières dangereuses...), réorganise les postes de travail dans les services...

 

En informatique, il intervient, par exemple, pour favoriser l'accès à l'internet aux employés non spécialistes.

 

Conditions de travail

Au coeur de l'entreprise

L'ergonome se déplace au coeur de l'entreprise. Il élabore des questionnaires d'enquête, interroge les salariés afin de connaître leurs problèmes, observe leurs attitudes, leurs gestes et déplacements, l'ambiance de travail.

 

Il a recours aux entretiens individualisés, aux réunions, mais aussi à la prise de vue (photos, vidéo...).

 

Un travail d'équipe

Selon le type d'intervention, l'ergonome peut travailler avec des architectes (pour créer ou rénover des bureaux), des ingénieurs (pour mettre au point des systèmes de protection), les informaticiens et les spécialistes du multimédia (pour organiser des sites, des logiciels...).

 

Faire appliquer les règles

Ce professionnel connaît les techniques et les appareils de mesure, notamment le sonomètre (pour le bruit). Il est chargé de rappeler et de faire appliquer les normes existantes sur les conditions de travail.

 

Ainsi, toute nouvelle machine installée dans une entreprise doit comporter des certificats de conformité qui engagent la responsabilité de l'ergonome.

 

Vie professionnelle

De l'entreprise à la recherche

L'ergonome peut travailler dans une grande entreprise (publique ou privée) où il est rattaché à divers services : recherche et développement, méthodes, ressources humaines, marketing...

 

On le trouve aussi dans les cabinets d'ingénierie où il conçoit de nouvelles machines ou des installations pour les entreprises, dans les organismes de maintien des personnes handicapées dans leur emploi, dans les services de santé au travail, dans les cabinets de consultants en ergonomie.

 

S'il est formé à la recherche, il peut intégrer, en tant qu'enseignant-chercheur, un centre de recherche scientifique.

 

On compte actuellement peu d'ergonomes. Tous ne trouvent pas un emploi directement à la sortie de leur formation : la recherche pouvant durer . Le plus souvent, le jeune ergonome est embauché dans un cabinet de consultants et intègre, par la suite, une entreprise.

 

Compétences

Profil pluridisciplinaire

L'ergonome possède une approche globale qui tient compte de facteurs physiques, cognitifs, sociaux, organisationnels, environnementaux... Il utilise des connaissances en physiologie, en psychologie, en sociologie, en linguistique, en informatique...

 

Il met en pratique des méthodes et des techniques particulières pour aborder les situations, tester les produits...

 

Attentif et négociateur

Un ergonome sait écouter et dialoguer, analyser et synthétiser les faits observés. Amené à conduire des projets, il doit saisir l'importance des enjeux et parvenir à faire dialoguer des parties aux points de vue différents.

 

 

INGENIEURS RESEAUX ET TELECOMS

 

Au sein des systèmes d'information des entreprises, l'ingénieur télécoms et réseaux est partout. Et malgré les difficultés traversées ces dernières années par les sociétés de télécoms, les perspectives lui restent favorables

 

Nature du travail

Créer et fabriquer

L'ingénieur recherche travaille au développement des techniques de communication : numérisation du signal, développement de la commutation... Il devient chef de projet lorsqu'il définit l'architecture globale d'un nouveau produit (téléphone portable, visiophone...).

 

Dans une société de services en ingénierie informatique (SSII), l'ingénieur développement utilise les techniques mises au point par l'ingénieur recherche pour créer des équipements télécoms et les logiciels associés.

 

L'ingénieur production supervise la fabrication des téléphones et la mise en place de centraux téléphoniques.

 

Vendre et installer

À l'interface entre les constructeurs de matériel et les utilisateurs, l'ingénieur réseaux met en place les réseaux de communication. À lui de résoudre les problèmes liés à la distance, à la diversité des matériels et des logiciels...

 

Autre fonction chez les opérateurs, celle de l'ingénieur d'affaires. Spécialiste du projet sur mesure, il détermine les besoins du client, les traduit en solutions techniques, établit un devis et assure le suivi de la réalisation du chantier.

 

Conditions de travail

Des équipes pluridisciplinaires

Autonome, l'ingénieur télécoms exerce de plus en plus au sein d'équipes pluridisciplinaires, avec des chercheurs en mathématiques, physique ou informatique. Devant des ordinateurs très puissants, dans un atelier de fabrication où fourmillent les circuits et les composants, ou chez les clients, il travaille sous pression. Il ne compte pas ses heures lorsqu'il s'agit de boucler un projet à temps.

 

 

Un secteur sans frontières

La crise oblige les constructeurs et les opérateurs (maroc Telecom, Cégetel, Bouygues...) à accroître la polyvalence et la mobilité fonctionnelle des ingénieurs télécoms. Certains cadres sont ainsi redéployés vers des postes de commerciaux pour améliorer la force de vente de l'entreprise. Dans ce secteur sans frontières, la pratique courante de l'anglais et la maîtrise d'une autre langue sont indispensables.

 

Vie professionnelle

Une profession en mutation

Si les constructeurs de matériels sont encore touchés par la crise, les autres composantes de la galaxie télécoms se révèlent moins exposées. La profession a évolué. Moins axée sur la recherche et le développement, elle s'oriente vers le conseil et l'ingénierie de réseaux. L'amélioration des réseaux d'entreprise constitue pour les ingénieurs télécoms un créneau porteur.

 

Les secteurs qui recrutent

Sociétés de conseil, SSII, opérateurs (France Telecom, Cégetel, Bouygues...) et grandes entreprises (banques, transports) recherchent des professionnels très qualifiés. D'autres viviers d'emplois, l'automobile et l'aéronautique par exemple, utilisent les techniques des télécommunications (traitement du signal, transmission de l'information). Quant à l'armée, elle possède son propre corps d'ingénieurs militaires pour gérer son réseau particulier de télécommunications.

 

Compétences

Un spécialiste de haut niveau

De l'ingénieur télécoms, on attend qu'il possède une solide culture scientifique, qu'il maîtrise les technologies de pointe : microélectronique, informatique, optoélectronique... Les techniques de gestion et d'organisation de l'entreprise sont également très appréciées.

 

Un mouton à cinq pattes

S'il prend en charge un projet dans son ensemble, l'ingénieur télécoms en gère à la fois les aspects techniques et financiers. Des qualités de gestionnaire et de manager sont alors indispensables pour mener à bien tout projet.

 

Rigoureux et méthodique, l'ingénieur fait appel à son intuition et à son sens du concret. La réactivité est indispensable pour s'adapter aux évolutions technologiques et commerciales. Il a également une certaine aptitude à communiquer, rendue nécessaire par le développement d'équipes pluridisciplinaires (chercheur, ingénieur, technicien, commercial...).

 

Les écoles d'ingénieurs restent la voie classique de formation, mais le métier est accessible aux universitaires diplômés.

 

 

QUALITICIEN

 

Voitures, téléviseurs ou pots de yaourt : le qualiticien est là pour garantir la qualité des produits fabriqués par son entreprise. De leur conception à leur commercialisation, il intervient à tous les stades de la fabrication

 

Métiers associés :

animateur(trice) qualité, auditeur(trice) qualité, coordinateur(trice) des améliorations des processus d'entreprise, directeur(trice) qualité, ingénieur(e) de l'industrie et des Mines (contrôle qualité), ingénieur(e) d'études, ingénieur(e) en recherche appliquée, ingénieur(e) qualité, ingénieur(e)-concepteur(trice) études, métrologue, responsable de bureau d'études, responsable démarche retour d'expérience (REX), responsable développement en informatique industrielle, responsable du qualité innovation intelligence économique, responsable projet d'automatisation de processus, responsable qualité, technicien(ne) analyste, technicien(ne) contrôle qualité, technicien(ne) contrôle qualité et de métrologie, technicien(ne) de contrôle non destructif (qualité), technicien(ne) garantie qualité, technicien(ne) qualité, technicien(ne) responsable laboratoire, technicien(ne) supérieur(e) en conception et méthode, technicien(ne) supérieur(e) territorial(e) (ingénierie gestion technique), technicien(ne) supérieur(e) territorial(e) (prévention ou gestion des risques, hygiène)

 

Domaines professionnels :

Agroalimentaire, Fonction production

 

Nature du travail

Un métier, quatre spécialités

Garant de la qualité à chaque stade de la production (conception du produit, fabrication industrielle, emballage, livraison...), le qualiticien peut se spécialiser dans ces différents stades.

 

Auditeur qualité

Auditeur qualité, il évalue la démarche qualité de l'entreprise. En externe, l'auditeur vérifie que les moyens utilisés répondent aux normes de qualité en vigueur. Si tout est conforme, il délivre à l'entreprise une certification. En interne, il analyse le fonctionnement de son entreprise, identifie les sources de non-qualité.

 

Responsable qualité

À la lumière des audits, le responsable qualité repère les causes des défaillances constatées. Avec les responsables des différents services, il définit ensuite les mesures à prendre pour améliorer le produit ou le service.

 

 

Technicien et animateur qualité

Chargé du contrôle de la qualité, le technicien établit les procédures de contrôle. Il peut aussi installer des indicateurs ou des tableaux de bord pour informer le personnel du niveau de qualité atteint.

 

L'animateur qualité, enfin, organise des séances d'information pour sensibiliser les salariés et les amener à respecter les consignes imposées. Il propose également des sessions de formation.

 

Conditions de travail

À l'écoute du personnel

Pour améliorer la précision du geste des opérateurs, élaborer des solutions à une dérive constatée, ou revoir l'organisation d'un service, le qualiticien doit travailler en étroite relation avec le personnel de l'entreprise. Parfois purement techniques, les défauts de production peuvent être liés aux matières premières utilisées, à une erreur commise par le bureau d'études ou simplement à une consigne mal transmise. Fournisseurs, sous-traitants, concepteurs et ouvriers sont alors autant d'interlocuteurs incontournables. Leurs idées, leurs suggestions et leur expérience représentent autant d'apports précieux pour le qualiticien.

 

Faire passer le message

Professionnel du contact, le qualiticien arpente ateliers et bureaux pour amener ses collègues à intégrer les exigences de la qualité dans leurs comportements quotidiens. En PME, il assure fréquemment plusieurs rôles, comme ceux d'animateur et de concepteur de la politique qualité.

 

Vie professionnelle

Des débouchés dans l'industrie

Souvent salarié dans l'industrie, le qualiticien exerce plus particulièrement dans les secteurs de l'automobile, de l'aéronautique, des produits pharmaceutiques, de l'agroalimentaire, de la chimie et de l'énergie (centrales nucléaires notamment). Le secteur des services lui a également ouvert ses portes, principalement les transports, la banque et les assurances.

 

Surtout dans les PME-PMI

Ces professionnels sont particulièrement appréciés des PME-PMI, très nombreuses à s'engager dans une démarche qualité. Selon l'APEC (Association pour l'emploi des cadres), celles-ci font souvent appel aux compétences des qualiticiens dans les domaines de l'audit et de la certification.

 

Promotion de carrière

En termes d'évolution professionnelle, le parcours du qualiticien est souvent lié à la taille de son entreprise. Dans les grandes sociétés, il peut débuter dans un poste de technicien et appliquer la qualité au quotidien, ou d'animateur, chargé de sensibiliser le personnel. Fort de son expérience de terrain, il peut par la suite devenir responsable ou auditeur, voire travailler dans un autre service de l'entreprise (marketing, méthodes, etc.)

 

Compétences

Spécialiste d'un domaine

Le qualiticien doit d'abord bien connaître un domaine technique : fabrication mécanique, construction électrique ou procédés chimiques, selon les cas. La maîtrise des outils de la qualité lui est également indispensable, notamment les statistiques, les méthodes de résolution de problèmes ou les techniques de mesure.

 

Un homme de terrain

Rigoureux, méthodique et persévérant, il doit connaître le terrain, maîtriser les mécanismes de l'entreprise et disposer de solides capacités d'analyse et de synthèse.

 

Qualités de communicant

Défenseur de la qualité auprès des différents services, il doit aussi savoir communiquer et se montrer diplomate pour faire respecter les règles définies dans le cadre de la politique qualité de la société. À lui de sensibiliser efficacement le personnel à son message, en faisant preuve d'écoute et de disponibilité, mais aussi de persuasion. Côté animation, il doit savoir gérer une réunion, mener un débat, prendre la parole en public.

 

Accès au métier

Formations spécifiques à bac + 2 et bac + 3

 

La première formation de qualiticien débute à bac + 2, le DUT qualité logistique industrielle et organisation, option métrologie et gestion de la qualité, ainsi que organisation et gestion des flux mènent à des postes de technicien de contrôle, d'animateur, voire, après quelques années d'expérience, de responsable qualité en PME.

 

Mais les formations spécifiques à la qualité commencent surtout à bac + 3, avec de nombreuses licences professionnelles.

 

Les licences gestion de la production industrielle et management des organisations proposent ainsi plusieurs options axées sur la qualité. Elles préparent à des fonctions de technicien, d'animateur et, surtout, de responsable qualité en PME.

S'il n'existe aucune école d'ingénieurs spécialisée en qualité, certaines proposent des modules spécifiques en la matière. Les ingénieurs occupent souvent des fonctions d'auditeur interne (spécialisé dans l'expertise technique) ou de responsable qualité.

Il existe également plusieurs masters professionnels (diplômes universitaires de niveau bac + 5) qui permettent d'accéder à des fonctions d'audit ou de responsable qualité, tout particulièrement dans les grandes entreprises. Ces diplômes sont généralement centrés sur un secteur bien précis : qualité en agroalimentaire, bioservices, construction, analyses chimiques, santé, électronique...

 

 

TESTEUR

 

Il intervient depuis le début d'un projet ou bien il réceptionne les produits en aval, pour leur faire subir les derniers tests.

 

Ses interventions peuvent être de courte durée ou s'étaler sur plusieurs mois.

 

Des cellules internes de tests

Si toutes les grandes entreprises ne sont pas encore équipées pour tester en interne la qualité de leurs applications, cela ne saurait tarder.

 

Avoir une cellule de tests intégrée à l'entreprise devient un enjeu, véritable garantie de la fiabilité du projet.

 

Vie professionnelle

Une fonction essentielle

La qualité technique d'une application est devenue une fonction à part entière, au même titre que le développement.

 

L'action du testeur est de mieux en mieux définie et planifiée. Relais de plus en plus sollicité par les équipes de développement et le support technique, c'est un maillon essentiel, avant toute validation.

 

Un métier très sollicité

Un temps cantonné dans l'informatique industrielle, le testeur est aujourd'hui sollicité plus largement : par les sociétés de service en ingénierie informatique (SSII), les agences internet, les éditeurs de sites (portails et commerce électronique), les studios de développement de jeux vidéo, les sous-traitants ou les cabinets spécialisés dans le test.

 

Des évolutions séduisantes

Après avoir été testeur opérationnel sur des projets simples, il peut évoluer vers des projets plus complexes auprès de testeurs expérimentés.

 

Il occupera alors un poste de responsable qualité et méthodes, de développement, de directeur technique dans une SSII ou chez un éditeur.

 

Compétences

Cultivé et curieux

Au-delà d'une expertise dans un domaine précis, le testeur doit avoir le goût de la recherche et une grande curiosité.

 

Il couvre en effet un vaste panel d'applications et de technologies. Pour ce faire, une solide base technique en informatique, une bonne culture générale et la maîtrise de l'anglais sont indispensables.

 

Fin diplomate

Pour dire à un développeur qu'il a commis des erreurs ou qu'il n'a pas totalement répondu aux attentes des utilisateurs, le testeur sait se faire diplomate.

 

Il l'est tout autant pour annoncer à un utilisateur qu'il faut revoir les spécifications de son application, son projet n'étant pas réalisable... Un sens de la communication éprouvée au quotidien.

 

Rigoureux et organisé

Minutie, rigueur, organisation : voici le cocktail gagnant pour le testeur qui procède avec méthode. Auquel il faut ajouter une bonne dose d'intuition et du recul pour garder une vision d'ensemble sur les projets.

 

Accès au métier

Longtemps ouvert aux autodidactes, ce métier est de plus en plus qualifié.

 

Si aucun diplôme n'est encore exigé, le recrutement s'effectue aujourd'hui avec un niveau allant de bac + 2 à bac + 5, selon la complexité des tests, les domaines d'application et les entreprises.

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