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LES METIERS DU "BATIMENT / TRAVAUX PUBLICS"


ARCHITECTE

 

Nature du travail
Étude de faisabilité:
Tout commence par une étude de faisabilité qui prend en compte les impératifs économiques, la réglementation de la construction, le choix des matériaux (verre, bois, béton...) et les caractéristiques du terrain (bruit, sécurité...). Il devient alors possible d'élaborer un avant-projet détaillé, qui servira de base à la demande du permis de construire.

Plans d'exécution:
Une fois le projet adopté et le permis obtenu, il faut dessiner les plans d'exécution avec l'aide de logiciels spécialisés. Un dossier reprenant scrupuleusement toutes les indications techniques est alors monté. Pour certains, la mission s'arrête là. Pour d'autres, elle continue.

Suivi de chantier:
Parfois, les architectes sélectionnent les entreprises du BTP qui vont réaliser les travaux et négocient les prix. Ils peuvent aussi assurer des visites de chantier et rédiger des comptes-rendus. Cette dernière mission est plutôt confiée à des architectes confirmés, capables de repérer les erreurs susceptibles de compromettre le projet.


Conditions de travail
Surtout en libéral:
La majorité des architectes (70%) exerce en libéral. Ils sont alors seuls maîtres à bord dans leur cabinet. Ils sont toutefois de plus en plus nombreux à s'associer au sein de sociétés d'architecture pour partager les charges. Quelques-uns (en général les débutants) optent pour le statut de salarié. Enfin, une minorité passe un concours pour devenir fonctionnaire.


Un rythme irrégulier:
L'exercice de ce métier implique à la fois des déplacements sur le terrain et un travail important en agence, qui ne peut pas toujours être planifié et subit, souvent, des à-coups, au gré des commandes qui tombent. Les emplois du temps sont variables, mais forcément chargés si on veut gagner sa vie.


Vie professionnelle
La fin de la crise:
La fin de la crise du bâtiment a relancé la demande et les jeunes diplômés en architecture bénéficient de meilleures conditions d'insertion que leurs aînés. Ils n'ont pas trop de mal, par exemple, à se faire recruter dans des agences. Mais parfois pour de mauvaises raisons : il arrive, en effet, qu'on voit en eux une main d'oeuvre enthousiaste et surtout... bon marché !


Des débuts difficiles:
Les étudiants qui sortent des écoles, après 5 ou 6 années d'études, connaissent parfois des désillusions. Les postes qu'on leur propose en agence ne sont pas toujours à la hauteur de leur qualification. Et les petites structures ne les recrutent parfois que le temps de boucler un gros dossier. Quant à l'aventure libérale, elle est risquée.


Emprunter d'autres voies:
L'architecture ne se limite pas à la seule maîtrise d'oeuvre. Des opportunités existent en amont et en aval des projets. Pour ne plus avoir à courir après les commandes, on peut très bien passer du côté des maîtres d'ouvrage (collectivités territoriales, par exemple), des gestionnaires de patrimoine et autres professionnels de l'immobilier... Avec, à la clé, des salaires plus confortables.


Compétences:
Créatif, à l'écoute des autres
Même si l'architecte conseille ses clients dans leurs choix, il doit avant tout répondre à leurs envies et à leurs exigences. Il doit également se plier aux contraintes de la législation. Autrement dit, il a rarement l'occasion de construire la maison de ses rêves. C'est aussi un travail d'équipe : il faut être capable de dialoguer avec des professionnels de multiples spécialités, du maçon à l'urbaniste.


Rigoureux
Concilier l'art et la technique : tel est le principal défi de l'architecte. Maîtrisant parfaitement la CAO et le DAO (conception et dessin assistés par ordinateur), il se tient au courant des innovations technologiques, qui vont bon train dans le domaine de la construction. Il sait aussi gérer un budget et manier quelques notions juridiques (code des marchés publics, etc.).


Le sens des responsabilités:
La responsabilité civile de l'architecte est énorme. Elle s'exprime non seulement lors de la réalisation de l'ouvrage, mais aussi pendant la période dite de garantie décennale (dix ans à compter de l'achèvement des travaux).


Accès au métier
Cinq ou six ans après le bac:

Les études d'architecture sont longues : cinq ans après le bac, minimum. Elles demandent autant de connaissances en dessin et histoire de l'art qu'en sciences et techniques.


Le diplôme d'État d'architecte correspond au grade de master dans le nouveau schéma européen des études. Il se prépare dans une des vingt écoles d'architecture dépendant du ministère de la Culture, ou à l'Institut national des sciences appliquées de Strasbourg ( INSA, quatre ans d'études, accès sur prépa et concours) ou l'École spéciale d'architecture (ESA) qui se situe à Paris (cinq ans d'études, examen d'entrée ouvert aux bacheliers).
Une année supplémentaire est nécessaire pour valider la capacité à exercer la maîtrise d'oeuvre, permettant de s'inscrire à l'Ordre des architectes et d'exercer en son nom propre.



 

CARRELEUR MOSAÏSTE

 

Esthète des sols et des murs, le carreleur-mosaïste intervient une fois le gros oeuvre terminé, sur les façades, dans les salles de bains, les cuisines, les piscines... Créatif, il sait s'adapter au style de vie et au goût de ses clients.

 

Nature du travail

Préparer les surfaces

Qu'il s'agisse d'un sol de cuisine ou d'un mur extérieur, le carreleur effectue d'abord un relevé très précis de l'ouvrage. Puis il prépare le support des carreaux et réalise une chape de ciment. Il trace ensuite les repères qui permettront le bon alignement des carreaux.

 

Poser les carreaux

Les carreaux sont posés en harmonisant les formes et les couleurs. Ils sont fixés au sol ou au mur à l'aide d'un mortier ou de colles chimiques, ce qui donne une fixation très solide qui peut être renforcée, avant séchage, à la batte ou au maillet.

 

Pour les joints, le carreleur s'arme d'une spatule et de ciment éventuellement teinté. Il ne lui reste alors qu'à nettoyer ou poncer le carrelage pour obtenir un résultat impeccable.

 

Un travail d'artiste

Céramique, porcelaine, grès, ardoise, marbre, faïence, pierre naturelle, pâte de verre ou même plastique : pour habiller les sols et les murs, les carreleurs-mosaïstes ont le choix et les matériaux sont plus ou moins lourds, plus ou moins fragiles et cassants.

 

De plus en plus, cet artiste de la mosaïque est amené à développer sa créativité dans des ouvrages de décoration. Il peut aussi intervenir sur des chantiers de rénovation et d'entretien.

 

 

Conditions de travail

Coordonner les finitions

Le carreleur réalise son ouvrage d'après les consignes qui lui sont transmises par le chef d'équipe, sous forme de dessins ou d'instructions verbales.

 

Il exerce souvent seul, mais il coordonne son activité avec celle des autres ouvriers du chantier : peintres, chauffagistes, électriciens... Chacun intervient à tour de rôle sur le site, et selon un ordre bien précis pour ne pas endommager le travail de ses prédécesseurs.

 

 

À genoux, sur une échelle...

À genoux pour poser les carreaux sur le sol, il grimpe sur un échafaudage ou une échelle pour revêtir les murs. S'il lui arrive de travailler en extérieur sur des façades, des fresques, des décors urbains ou des dallages de jardin, le carreleur-mosaïste oeuvre le plus souvent à l'intérieur des bâtiments, dans les cuisines et les salles de bains.

 

 

Des chantiers parfois éloignés

Les horaires de travail sont réguliers, même si les impératifs de délais obligent à être flexible. L'ouvrier suit le chantier et peut être amené à effectuer des déplacements loin de son domicile.

 

Vie professionnelle

Artisanat ou grands groupes

Le métier s'exerce au sein de petites entreprises artisanales travaillant sur des chantiers de particuliers (maisons, piscines...) ou pour le compte de grands groupes du BTP, responsables de travaux d'envergure (hôtel, hôpital, métro...).

 

 

Des débouchés assurés

Sur les petits comme sur les gros chantiers, le travail ne manque pas, et le carreleur-mosaïste n'a aucun mal à décrocher un emploi. Des débouchés particulièrement dans les entreprises de plomberie, de peinture, de carrelage, de décoration et d'aménagement intérieur.

 

 

De plus en plus de femmes

Le contexte est favorable à l'entrée des femmes dans ce métier, qu'elles sont de plus en plus nombreuses à apprécier.

 

Après quelques années d'expérience, il est possible de devenir chef carreleur ou conducteur de travaux, voire de s'installer à son compte avec des bases en comptabilité et en gestion.

 

Compétences

Technicité et précision

Ce métier exige la technicité du maçon pour réaliser des chapes de ciment ou un mortier de pose. Une bonne connaissance des matériaux et des procédés (enduit, découpe, joints...) est indispensable. Le carreleur doit posséder le goût du calcul, de la précision et du dessin.

 

Sens esthétique et habileté

Le carreleur est aussi un peu artiste : il doit faire preuve de créativité et avoir un sens esthétique certain pour agencer les carreaux avec goût. Il doit aussi être rigoureux et patient, savoir travailler avec soin, habilité et propreté dans des positions souvent inconfortables.

 

 

De bon conseil

Par sa connaissance de toute la gamme des possibilités (produits, matières, couleurs, tendances ou caractéristiques régionales), le carreleur-mosaïste peut conseiller ses clients et les aider à choisir les motifs décoratifs et les matériaux selon l'usage de la pièce et leur style de vie.

 

 

 

 

CHARPENTIER BOIS

 

Le charpentier réalise des charpentes, mais aussi des soupentes, des chalets, des passerelles... C'est un métier dont les techniques ont évolué, mais qui conserve une forte tradition. De belles perspectives pour les jeunes qualifiés.

l'evolution dans la tradition...

 

Nature du travail

En atelier, épure et façonnage

Quand il réalise une charpente, le charpentier en fabrique les pièces de A à Z. Son travail s'organise en trois temps. En amont du chantier, à partir des plans fournis par l'architecte ou le dessinateur, il dessine en grandeur réelle les éléments de l'ouvrage. C'est l'épure. Ensuite, il choisit le bois avec le client, trace les repères sur le matériau, coupe et façonne les pièces à l'aide de machines à commande numérique (scie mécanique, toupie...).

 

 

Sur le chantier, assemblage

Avec d'autres ouvriers, il effectue un essai d'assemblage des pièces pour vérifier l'ensemble et apporter des corrections. Une fois assuré de la solidité de son ouvrage, il organise le transfert de l'atelier au chantier. C'est là qu'il monte et assemble la structure, aidé par son équipe.

 

 

Charpentes et lucarnes

Le travail du charpentier ne se limite pas à la construction de charpentes. Il s'étend à la fabrication d'accessoires de charpente de type lucarne ou soupente, qui permettent d'aménager les combles, ainsi qu'à la construction d'ouvrages tout en bois : hangars agricoles, chalets...

 

 

Conditions de travail

En plein ciel

S'activer sur un toit est le lot commun de tous les charpentiers. Ce métier, comme tous ceux du bâtiment en général, reste très physique. Mais l'évolution des techniques améliore les conditions de travail. Les charpentes proposées aujourd'hui, plus légères, permettent une pose plus rapide et moins dangereuse. Et la mécanisation accrue des moyens de levage et de l'outillage contribue à moderniser la profession.

 

 

Seul et en équipe

En début de chantier, le charpentier se met à l'écoute du client et discute avec les architectes de l'ouvrage à construire. Seul, lors de la lecture des plans, du tracé et de la découpe des pièces, il rejoint une équipe pour l'assemblage et le montage. Il exerce donc son activité alternativement en atelier et sur des chantiers, parfois éloignés de son domicile. Disponibilité exigée !

 

 

Vie professionnelle

La tradition avant tout

La charpente traditionnelle se taille une large part du marché de la construction, et en grignote encore des segments en s'étendant à d'autres activités, telles que les maisons en bois, les abris de jardin, les églises ou les gymnases. Il existe également une forte demande pour les constructions écologiques.

 

 

Nouvelles spécialités

Les procédés de charpentes légères assemblées par des connecteurs métalliques transforment le métier. Des spécialités commencent à émerger : charpentier d'atelier traceur, charpentier escaliéteur, charpentier levageur (qui monte la charpente directement sur le lieu du chantier).

 

 

De belles perspectives

La profession cherche des jeunes qualifiés et offre de bonnes perspectives. Après quelques années de pratique, un salarié qui possède le sens du contact et des facultés d'organisation peut devenir chef d'équipe ou exercer d'autres métiers du bâtiment (agencement, réhabilitation, travaux d'étanchéité et d'isolation). Autre évolution possible : s'installer à son compte, à condition de posséder des bases en gestion et en comptabilité. Attention cependant, la mise de fonds est élevée, car les machines coûteuses.

 

Compétences

Compétences en informatique

Savoir lire et interpréter un plan ou projeter des formes et des volumes dans l'espace sont autant de compétences indispensables au charpentier, qui maîtrise la géométrie et le dessin industriel, et manie la souris de l'ordinateur aussi bien que la scie. En effet, les calculs sont désormais informatisés, et la conception assistée par ordinateur (CAO) est devenue incontournable.

 

 

Esprit d'équipe et habileté

Le travail du bois exige de connaître sa résistance, sa dureté, de comprendre comment les forces s'équilibrent en fonction du choix des essences, du façonnage des poutres, de leur assemblage et de l'installation de l'ensemble. Habile de ses mains, de solide condition physique, le charpentier possède aussi le sens de l'équilibre et une bonne vue. Il n'est pas sujet aux vertiges ni allergique à la poussière ! Enfin, c'est un homme ou une femme d'équipe, qui a le sens du relationnel.

 

Accès au métier

Plusieurs diplômes, du CAP au bac + 2, existent pour devenir charpentier bois.

 

 

CHARPENTIER METALLIQUE

 

Nature du travail

Fabriquer et assembler

Le charpentier métallique participe à la construction d'ouvrages variés : ponts, immeubles, usines, centrales, hangars, passerelles, pylônes... Il intervient soit pour fabriquer des structures au sein d'un atelier d'usinage, soit pour assembler des pièces sur un chantier.

 

Découper l'acier avec précision

À partir des plans de fabrication, le charpentier métallique vérifie les mesures des plaques d'acier, enregistre les données dans une machine à commande numérique qui va découper l'acier avec précision.

 

Étirer, plier, emboutir, souder

Grâce à sa connaissance des techniques d'étirage, de pliage et d'emboutissage de la tôle, ce professionnel fabrique des pièces de toutes les tailles. Sur le chantier, le charpentier monteur visse les pièces ou soude les structures afin de les assembler. À l'aide d'outils de levage, il déplace et fixe les charpentes métalliques aux endroits définis sur les plans de construction.

 

Conditions de travail

En usine et sur le chantier

Dans une usine de construction métallique, le charpentier fabrique des pièces. Dans une entreprise de bâtiment et des travaux publics (BTP), il monte des structures. En usine, il exerce dans un atelier de grande taille, prévu pour permettre le déplacement de structures et de poutres mesurant parfois plusieurs mètres. Le charpentier monteur installe les structures métalliques sur le chantier, sous la direction d'un chef d'équipe. Il travaille en plein air et se déplace régulièrement.

 

Un travail d'équipe

En usine ou sur un chantier, le charpentier métallique fait partie d'une petite équipe. Pour façonner les pièces, il travaille en liaison avec le bureau d'études qui fournit les plans, et le chef d'atelier qui dirige l'équipe.

 

Qualité et sécurité

Dans le BTP, la sécurité est une préoccupation permanente. Qu'il s'agisse de couper l'acier ou de fixer les charpentes, les risques d'accident sont réels. Il est impératif pour les professionnels de respecter les normes de sécurité. Le charpentier est responsable de la qualité de son travail. Forme, taille, poids... les pièces doivent être conformes aux plans et agencées au plus juste : une structure défaillante, et l'ouvrage s'écroule !

 

 

Vie professionnelle

Surtout dans les PME

Les entreprises du BTP et de la métallurgie recrutent des charpentiers métalliques qualifiés. Le secteur de la construction métallique, qui représente 600 entreprises et 15 000 salariés, est essentiellement composé de petites et moyennes entreprises (PME), d'environ 30 personnes.

 

 

Chef d'atelier ou d'équipe

Un charpentier métallique maîtrisant les différentes techniques de fabrication ou de pose, ainsi que la gestion des délais, peut devenir chef d'atelier dans une usine, ou chef d'équipe sur un chantier, selon son activité.

 

Compétences

Calé en géométrie

Le charpentier métallique est habile et rigoureux... surtout lorsqu'il doit percer des pièces au millimètre près ! De bonnes bases en calcul et en géométrie, ainsi qu'un intérêt pour le dessin technique sont nécessaires pour interpréter les plans du bureau d'études et fabriquer les structures.

 

 

Résistant physiquement

Par ailleurs, une bonne résistance physique est indispensable. En effet, si les outils de levage et de découpe au laser facilitent son travail, le professionnel est cependant amené à soulever fréquemment des charges. Sur un chantier, il travaille souvent en hauteur sur un échafaudage.

 

Accès au métier

Du CAP au bac + 2, plusieurs diplômes permettent d'exercer le métier de charpentier métallique.




CHEF DE CHANTIER

 

Chargés de diriger les travaux de construction, les chefs de chantier sont avant tout des meneurs d'hommes. Associés aux phases préparatoires du chantier comme à sa gestion financière, ils jouent un rôle de premier plan dans les entreprises du BTP

 

Nature du travail

Réunions préparatoires:

Aujourd'hui, un chef de chantier ne démarre plus les travaux sans avoir pris connaissance du dossier technique et lu les plans. Participant aux réunions préparatoires avec les conducteurs de travaux et les ingénieurs d'études, il définit les besoins en hommes, en matériels et en matériaux. Il a aussi son mot à dire sur le choix des méthodes.

 

Sur le chantier:

Il détermine avec les chefs d'équipe la répartition des tâches entre les différents ouvriers qui s'activent sur le chantier. L'oeil rivé sur le planning, il motive les troupes, contrôle le travail accompli et corrige les éventuelles erreurs. Ses principales préoccupations : la sécurité de ses hommes et la qualité du travail qui sera livré au client.

 

Administration et gestion:

Il assume des tâches administratives : gestion du personnel (horaires, primes...), vérification des bons de commande et factures, tenue au jour le jour du carnet de bord du chantier... Il veille enfin au respect des coûts qui ont été fixés par contrat.

 

Conditions de travail

Par tous les temps:

Présent au quotidien sur le chantier, il doit supporter les caprices de la météo. Ce n'est qu'une fois parvenu à l'étape du second oeuvre (électricité, peinture, finitions) qu'il peut se réfugier à l'intérieur des bâtiments. Dans les travaux publics, en revanche, on est toujours en extérieur. Une bonne condition physique est donc indispensable.

 

Rythme de travail soutenu:

Le métier est prenant, le rythme de travail, soutenu. Il faut respecter scrupuleusement les contraintes de délais, trouver rapidement des solutions à des problèmes techniques et humains, composer avec les intempéries et de temps à autre, faire face à un imprévu. Pour s'en sortir, il est indispensable de savoir s'organiser.

 

 

Vie professionnelle

Des places à prendre:

Confrontées à une vague de départs à la retraite, les entreprises du BTP recrutent massivement des jeunes qualifiés et motivés pour exercer le métier de chef de chantier. Les titulaires d'un bac+2 en bâtiment ou génie civil sont très recherchés.

 

D'abord chef d'équipe:

Les jeunes diplômés ne pouvant prétendre diriger un chantier dès leur sortie du lycée ou de la fac, les entreprises mettent en place des parcours de tutorat visant à accompagner et former les nouvelles recrues. Avant d'occuper un poste de chef de chantier, il faut en général faire ses preuves comme chef d'équipe, puis comme assistant d'un chef de chantier.

 

 

Des perspectives d'évolution:

Un chef de chantier expérimenté peut devenir chef de chantier principal, puis conducteur de travaux et même, en fin de carrière, directeur de travaux. Il peut aussi rejoindre le bureau des méthodes d'une grande entreprise ou accéder à un poste de cadre technico-commercial (gestionnaire de contrats ou chargé d'affaires.

 

Compétences

Des compétences techniques:

Garant de la qualité technique des travaux réalisés, le chef de chantier propose des méthodes d'exécution et en discute avec le conducteur de travaux. Il mobilise toute son ingéniosité et sa débrouillardise pour essayer de trouver, à chaque fois, la meilleure solution.

 

Des qualités humaines:

Bras droit du conducteur de travaux, le chef de chantier doit avoir suffisamment de charisme et d'autorité pour se faire respecter des ouvriers. Sur les petits chantiers, le relationnel revêt encore plus d'importance puisqu'il faut également coordonner les sous-traitants, traiter en direct avec le maître d'oeuvre et participer aux réunions avec le client.

 

 

COFFREUR-BOISEUR

 

Constructeurs de moules pour le béton armé, les coffreurs-boiseurs sont des professionnels clés des grands chantiers du bâtiment et des travaux publics. Des spécialistes très demandés.

 

Nature du travail

Du moule au béton

Pour construire des ponts, des barrages, des dalles, des poteaux et de grands pans de maçonnerie, les professionnels du BTP utilisent du béton armé. Il s'agit d'un mélange de mortier et de gravier coulé dans un moule, ou coffre, autour d'une armature métallique. En bois, en plastique ou en métal, ces moules servent à recueillir le béton semi-liquide et à lui donner forme avant qu'il ne devienne dur.

 

Fabriquer et poser les moules

Après avoir choisi les matériaux, le coffreur doit déterminer les quantités d'acier et de béton à mettre en oeuvre en fonction du volume de l'ouvrage. Le moule doit avoir la forme exacte de l'ouvrage à réaliser. Si la forme est simple, le coffreur utilise un coffrage industrialisé, fait de grands panneaux faciles à poser et à déposer. Dans le cas contraire, il crée lui-même le moule en utilisant ses compétences de «chaudronnier du bois».

 

Couler le béton et décoffrer

Si les éléments du coffrage sont fabriqués en atelier, le coffreur doit procéder à sa pose sur le chantier, souvent grâce à des grues. Une fois le béton coulé et séché dans le moule, il le décoffre en faisant attention à le garder intact et à ne pas abîmer le coffrage qui pourra être réutilisé. Le coffreur-bancheur est un spécialiste qui utilise généralement des coffrages en métal préfabriqués (les banches).

 

Conditions de travail

Des opérations délicates

Dans la plupart des cas, le coffreur participe au ferraillage (la pose de l'armature en métal), à la coulée du mortier et au démoulage. Cette dernière opération est délicate, car il faut garder le béton intact et ne pas détériorer le coffrage.

 

Des initiatives

Ouvrier qualifié, membre d'une équipe, le coffreur-boiseur agit sous la responsabilité du chef de chantier. Il travaille avec d'autres coffreurs à la fabrication du coffrage, à sa pose et à son démontage. Il peut prendre davantage d'initiatives sur les chantiers de moyenne importance.

 

Plus loin, plus haut

Dans les tranchées ou en hauteur, il travaille exposé aux intempéries, dans des positions parfois inconfortables. Il se déplace et porte souvent des charges sur des échafaudages de plus en plus hauts à mesure que la construction s'élève. Dans ce métier, il faut être mobile : on peut être sollicité pour des chantiers éloignés de son domicile, voire à l'étranger.

 

Vie professionnelle

Recherché pour le génie civil

Le coffreur-boiseur est très demandé par les entreprises spécialisées dans la construction d'ouvrages de génie civil : ponts, barrages, réservoirs, aménagements fluviaux et portuaires, bâtiments industriels...

 

Et pour les petits chantiers

Ses compétences peuvent intéresser des entreprises du bâtiment pour des petits chantiers et des réalisations de moindre échelle. Après une période d'adaptation sur le chantier, il peut, s'il présente des aptitudes à diriger et de solides connaissances, devenir chef d'équipe. La spécialité de constructeur en béton armé constitue l'une des voies de promotion les plus rapides.

 

Compétences

Le compas dans l'oeil

Le coffreur-boiseur doit maîtriser la géométrie, le métré, le dessin et connaître les matériaux qu'il utilise (propriétés, résistance...). Le métier exige d'avoir le coup d'oeil pour construire un coffrage aux mesures exactes de l'ouvrage à réaliser.

 

Une grande faculté d'adaptation

Il doit avoir de l'initiative et le sens des responsabilités. Souplesse, réflexes et maîtrise de l'équilibre sont indispensables pour réagir rapidement. Sujets aux vertiges, s'abstenir !

 

  

CONDUCTEUR D’ENGINS DE TRAVAUX PUBLICS

 

Nature du travail

Pour préparer le terrain:

Pelles hydrauliques, chargeuses, bouteurs, niveleuses, décapeuses... Sur roues ou sur chenilles, ces machines perfectionnées et d'une valeur considérable permettent au conducteur de préparer le terrain avant les travaux. À lui de faire place nette au début du chantier en déplaçant des volumes importants de terre, de pierres ou de gravas. C'est un travail de précision : le conducteur d'engins doit respecter des cotes (hauteur, profondeur, largeur).

 

Pelleteuse ou bulldozer:

Selon l'ampleur des travaux, le conducteur est spécialisé ou polyvalent. Sur les petits chantiers, il manipule en général plusieurs engins. Sur les chantiers importants, il est aux manettes d'un seul type de machine : pelleteuse, grue automotrice, bulldozer...

 

Des engins impressionnants:

Avec de l'expérience, il peut être amené à diriger le plus impressionnant d'entre eux : le tunnelier, qui permet de percer une colline ou de creuser en sous-sol, par exemple lors de la réalisation d'une nouvelle ligne de métro.

 

Entretenir le matériel:

Mécanicien à ses heures, ce professionnel entretient le matériel qu'il utilise, signale les anomalies et effectue les petites réparations. Il commande parfois les manoeuvres.

 

Conditions de travail

Toujours en déplacement:

Sur le chantier, il doit accepter de vivre au rythme des travaux et d'exercer son activité en équipe. Les délais sont impératifs et, pour les respecter, il est souvent amené à faire des heures supplémentaires. Il se déplace parfois loin de chez lui, certaines entreprises de travaux publics envoient leurs équipes dans toute la France, voire à l'étranger.

 

Le confort moderne:

Même s'il est à l'abri dans son engin, le conducteur se trouve sur le chantier par tous les temps. Néanmoins, toute la journée assis aux commandes d'un engin, le conducteur peut disposer, dans les machines les plus récentes, de la climatisation, de la radio et d'un siège ergonomique à suspension.

 

Vie professionnelle

Une forte demande:

Dans le secteur des travaux publics, la mécanisation est une nécessité. Elle permet la réalisation de travaux importants dans des délais toujours plus courts. Un matériel performant est donc indispensable à la compétitivité des entreprises, d'où une demande forte de bons conducteurs d'engins. Nombre d'employeurs du secteur rencontrent d'ailleurs des difficultés à recruter.

 

Des perspectives d'évolution

Avec des compétences techniques et de l'expérience, le conducteur peut devenir chef d'équipe, voire chef de chantier. En approfondissant ses compétences techniques.

 

Compétences

Vigilance et sang-froid:

Maîtriser des engins de plus en puissants demande de bons réflexes, du sang-froid et une vigilance de tous les instants. En cas d'affaissement de terrain ou d'obstacle sur la route, le conducteur doit pouvoir faire face à l'imprévu et réagir rapidement. Autres qualités indispensables pour exercer ce métier : savoir apprécier les distances et les reliefs, et avoir le sens de l'équilibre.

 

Compétences en mécanique:

Savoir conduire un engin ne suffit pas, le conducteur d'engins de TP doit savoir entretenir le matériel (graissage, contrôle des niveaux d'eau et d'huile), détecter une anomalie et effectuer les petites réparations (changement de pièces défectueuses).



ECONOMISTE DE LA CONSTRUCTION

 

Dans le BTP, on ne badine pas avec les coûts : avant de commencer un chantier, il faut chiffrer l'affaire ! À l'économiste de la construction d'évaluer le prix de revient de la future construction et de faire en sorte, tout au long des travaux, que son budget soit bien respecté.

 

Nature du travail

Études préliminaires

Afin de bien comprendre les besoins du client, il examine de près le dossier : les plans, les pièces décrivant l'ouvrage, les notes administratives et techniques... Et, à la moindre imprécision, il demande des éclaircissements. De plus en plus, il est amené à proposer des variantes techniques, moins coûteuses.

 

Établissement de devis

Il définit ensuite la quantité de matériaux et le matériel nécessaires (gros oeuvre, couverture, menuiserie, revêtement de sol, plafond, plâtrerie...). Il en calcule le coût ainsi que celui de la main-d'oeuvre. Il consulte alors les fournisseurs, compare les prix, parfois les négocie. Il établit enfin des devis.

 

Suivi du chantier

S'il remporte l'affaire, l'économiste de la construction suit le déroulement des travaux de A à Z : la préparation en matériaux et matériel, l'établissement et la vérification du planning de réalisation, l'actualisation des prix, le respect des délais.

 

Conditions de travail

Dans une entreprise du BTP

Dans le cadre des appels d'offres, les entreprises du BTP tentent de chiffrer au plus juste les affaires sur lesquelles elles se positionnent. Au sein de leur service études de prix, elles font travailler des économistes qui prennent souvent le nom de technicien études de prix ou d'ingénieur études de prix, selon l'étendue des tâches.

 

En cabinet spécialisé

Les entreprises du BTP qui souhaitent répondre à des appels d'offres et qui ne possèdent pas de services études de prix font appel à un cabinet spécialisé qui s'en charge. Ces cabinets recrutent des économistes de la construction. Ceux-ci peuvent également travailler pour des architectes qui désirent savoir si leur projet est viable. La concurrence est vive et les projets se succèdent rapidement.

 

Dans les PME

Les petites et moyennes entreprises du bâtiment recrutent parfois des économistes de la construction. Mais la fonction y prend souvent une dimension commerciale. L'économiste participe à des réunions avec les clients, recherche de nouveaux chantiers...

 

Vie professionnelle

Pénurie d'économistes

Les entreprises du BTP et les cabinets spécialisés indépendants s'arrachent les économistes de la construction, ces spécialistes des prix serrés qui se font particulièrement rares. L'UNTEC (Union nationale des économistes de la construction), estime, par exemple, à plus d'un millier les besoins actuels en cabinet de ces professionnels.

 

Région parisienne

En raison de l'augmentation constante des constructions, 45% de l'activité des économistes de la construction se concentre dans la région Île-de-France. À elle seule, elle comprend 330 cabinets faisant travailler 1 300 économistes de la construction.

 

Formation en interne

Devant le manque d'économistes formés, les entreprises recrutent d'autres diplômés à bac + 2 du secteur du BTP, comme ceux du DUT génie civil, auxquels elles apportent le savoir-faire en terme de chiffrage et la rigueur indispensable à l'exercice de ce métier.

 

Secteur public

Il est possible de décrocher un poste dans le secteur public, au sein d'une collectivité territoriale, d'une préfecture ou d'un ministère. Dans ce cas, le candidat doit réussir un concours accessible sous certaines conditions (niveau de formation, notamment).

 

Compétences

Polyvalent et adaptable

L'économiste intervient dans toutes les phases de la construction, du projet à la réalisation du bâtiment, en passant par la programmation et la conception. Il doit savoir s'adapter aux nouvelles techniques du bâtiment pour faire face à toutes les situations et à toutes les exigences.

 

Compétences multiples

Fin connaisseur des matériaux, rigoureux et soucieux du détail technique, l'économiste maîtrise aussi la législation et la réglementation de la construction. Les logiciels lui permettent d'établir les métrés, de réaliser les études de prix et d'exercer le contrôle financier du chantier.

 

 

Aptitudes au dialogue

L'économiste est en relation constante avec de nombreux interlocuteurs : les fournisseurs, les clients, les entrepreneurs, les chefs de chantier et conducteurs de travaux. Il doit donc incontestablement faire preuve de qualités relationnelles et commerciales.

 

Accès au métier

Du bac pro au master

Le premier diplôme en économie de la construction est le bac pro technicien du bâtiment, études et économie.

 

 

ELECTRICIEN INSTALLATEUR

 

L'électricien réalise les installations électriques des maisons, des immeubles, des usines ou des centres commerciaux. Désormais, il s'occupe aussi de la pose de câbles informatiques, d'équipements de vidéosurveillance et de téléphonie.

Nature du travail

Repérage des emplacements

L'électricien installateur commence par étudier les plans et les schémas qui lui sont utiles pour la pose des câbles. Il repère ensuite sur le chantier le futur emplacement des disjoncteurs, tableaux ou armoires électriques. Il vérifie enfin qu'il dispose bien des fournitures et outillages nécessaire à l'installation.

 

Installation et raccordements

L'électricien peut alors installer les canalisations et les supports, poser le réseau de câbles, implanter les divers matériels (interrupteurs, prises de courant, appareils de chauffage) et effectuer les raccordements nécessaires.

 

Mise en service

Une fois ces travaux achevés, il procède à une série de tests pour vérifier que l'installation est bien conforme aux plans et schémas fournis dès le départ. Il participe à la mise en service en présence du client et du chef de chantier.

 

Informatique et téléphone

Selon les chantiers, l'électricien peut assurer le câblage des liaisons informatiques ou de la téléphonie, installer et régler la vidéosurveil-lance, les systèmes d'alarme, la gestion du chauffage et de la climatisation.

 

Conditions de travail

Sur un chantier

L'électricien installateur travaille sur des chantiers de construction ou de rénovation. Le plus souvent, il se déplace d'un chantier à l'autre. Il fait en général partie d'une équipe orchestrée par un chef d'équipe et un chef de chantier.

 

Coordination nécessaire

L'électricien installateur doit coordonner ses activités avec tous les autres corps de métier (maçons, plâtriers, chauffagistes...) pour assurer le bon déroulement des travaux.

 

Cette coordination est essentielle sur les très gros chantiers comme les immeubles de bureau ou les centres commerciaux, par exemple.

 

Vie professionnelle

Un domaine porteur

Les électriciens sont très recherchés. Ils peuvent travailler dans une entreprise d'installations électriques, au service maintenance ou travaux neufs d'une grande entreprise (comme EDF ou la SNCF, dans l'industrie automobile, agroalimentaire...), dans une PME, dans le secteur des ascenseurs ou du génie climatique, dans un établissement public, etc. Les innovations techniques créent de nouveaux débouchés pour les électriciens : informatique, téléphonie, vidéosurveillance...

 

Avec le temps

Après quelques années de pratique, l'électricien installateur peut devenir chef d'équipe, puis chef de chantier. Il devra alors prendre en charge la préparation et l'organisation du chantier, l'animation des équipes, le suivi technique et financier. Il peut aussi se spécialiser : ascenseurs, électroménager, froid et climatisation, etc.

 

Compétences

De la méthode

Ce métier exige un esprit méthodique pour accomplir les travaux étape par étape. Rigueur et vigilance sont nécessaires, car toute erreur peut avoir de graves conséquences en termes de sécurité des installations. Bref, il faut avoir le sens des responsabilités.

 

Un bon relationnel

Ayant affaire à toutes sortes de clients (entreprises, collectivités ou particuliers), l'électricien doit avoir des facilités de communication. Travaillant en équipe, il doit également être capable d'échanger des informations techniques avec ses collègues de travail.

 

Contre-indications moins fortes

Les anomalies dans la vision des couleurs, pouvant entraîner une confusion entre les fils, sont de moins en moins invalidantes, les repérages se faisant de façon différente. Mais il vaut mieux ne pas être sujet au vertige, car on peut être amené à travailler en hauteur.

 

 

Polyvalence appréciée

L'électricien peut se voir confier diverses missions : mise en place d'un réseau d'éclairage public, entretien et dépannage d'installations, avec tout ce que cela comporte (diagnostic, remplacement d'éléments défectueux, réglages, etc.). Les entreprises recherchent des candidats assez souples pour s'adapter à toutes ces demandes.

 

Accès au métier

Commencer par un CAP ou un BEP

Plusieurs diplômes permettent d'exercer la profession d'électricien installateur.

 

 

FRIGORISTE

 

De la chimie à l'agroalimentaire, de la grande distribution à la climatisation en passant par les transports maritimes ou terrestres et la recherche médicale, le froid est un auxiliaire indispensable.

Nature du travail

Fonction études

Dans un bureau d'études, l'ingénieur définit l'architecture générale des grandes installations et les caractéristiques techniques des matériels, réalise les schémas d'ensemble de l'installation, conçoit des équipements.

 

Le technicien aide à la conception de nouveaux matériels. Il met au point les composants entrant dans leur construction. Il calcule, choisit les constituants, réalise des plans d'ensemble... pour mettre au point les installations.

 

Fonction commerciale

Études de marché, proposition de projets, négociation de contrats, contrôle des travaux réalisés... figurent parmi les rôles de l'ingénieur d'affaires.

 

Le technicien, même s'il est au service de la clientèle tient compte des contraintes de l'immeuble, de l'environnement, des normes de sécurité. Puis il propose un projet d'installation et suit le déroulement du chantier.

 

Fonction maintenance

Entretien, dépannage, remplacement de pièces défectueuses, mise en service et réglage des nouveaux équipements... le technicien frigoriste peut aussi assurer la maintenance. En amont, l'ingénieur organise la maintenance en planifiant le travail des équipes, en définissant des méthodes...

 

Conditions de travail

Froid industriel ou commercial

Les ingénieurs et les techniciens travaillent le plus souvent dans les grandes entreprises de construction et d'installation de matériels frigorifiques et de climatisation. Froid industriel (entrepôts frigorifiques, équipement d'usines, patinoires, piscines) ou froid commercial (équipement de magasins d'alimentation, grandes surfaces, traiteurs, boulangeries, etc.) sont leur champ d'activité de même que le conditionnement d'air (salles propres d'hôpitaux ou d'informatique, climatisation de confort, protection de l'environnement intérieur dans l'industrie) ou en cuisine professionnelle (restaurants, hôtellerie, cantines).

 

Froid « spécial »

Les entreprises du froid répondent aux nombreuses demandes des domaines de la transfusion sanguine, de la chirurgie (cryochirurgie), de la liquéfaction des gaz, du traitement de surface ou de la pétrochimie.

 

En déplacement sur le chantier

En bureau d'études ou en production, les horaires sont réguliers et l'activité, sédentaire. En revanche, en installation-maintenance, le travail s'effectue en permanence chez les clients. De nombreux déplacements sont alors nécessaires, en particulier dans les pays chauds, très demandeurs.

 

Vie professionnelle

Des professionnels recherchés

L'industrie française du froid est une des mieux placées sur le marché international et constitue un secteur porteur d'emplois. Elle recherche des ingénieurs mais également des techniciens pour assurer la maintenance et la remise aux normes des installations (nouveaux fluides, systèmes de prévention contre l'effet de serre...). Mais aussi pour traiter toutes les questions liées à la protection de l'environnement, aux technologies du froid, etc.

 

Du technicien à l'ingénieur

La profession offre des perspectives d'évolution de carrière intéressantes. Chez les constructeurs, par exemple, les techniciens peuvent accéder, par promotion interne, à des postes d'ingénieur d'études ou de production. Ils peuvent encore prendre des responsabilités de chef d'agence concessionnaire de marques internationales et nationales. Après quelques années d'expérience, un technicien supérieur peut éventuellement créer sa propre entreprise.

 

De l'ingénierie à l'expertise

Après avoir acquis une expérience professionnelle, l'ingénieur frigoriste pourra diriger un service ou une entreprise. Il pourra également se spécialiser dans les économies d'énergie et devenir ingénieur-conseil ou expert.

 

Compétences

Anticipation et réaction

Pour éviter l'interruption de la chaîne du froid, les frigoristes doivent concevoir des équipements fiables, hautement sécurisés. En cas de problèmes sur des installations complexes, il leur faut faire preuve de rapidité et de perspicacité dans leurs prises de décision.

 

Autonomie et goût des contacts

Le sens des responsabilités et l'autonomie sont également nécessaires aux professionnels du froid. En relation avec les clients utilisateurs, ils doivent se montrer diplomates, convaincants et fins négociateurs. Une grande part de la réussite d'un chantier tient donc autant à leur sens relationnel qu'à leur rigueur et à leur esprit d'initiative.

 

Adaptation aux évolutions

Les frigoristes doivent être capables de maîtriser rapidement les technologies nouvelles (automatismes, techniques de régulation, électronique, nouveaux matériaux, etc.) et les réglementations qui évoluent très vite. Le tout dans un contexte où la lutte pour les économies d'énergie et la préservation de l'environnement deviennent prioritaires.

 

Accès au métier

Le métier est accessible avec un CAP-BEP jusqu'au bac + 5. Le bac pro est actuellement le diplôme le plus demandé. Les ingénieurs généralistes, avec une formation orientée mécanique, électrotechnique, thermique, énergétique ou génie climatique restent toujours appréciés.

 

Niveau CAP, BEP

BEP techniques du froid et du conditionnement d'air ;

CAP froid et climatisation ;

Niveau bac



GRUTIER

 

Acteur incontournable d'un chantier, le grutier distribue les différents matériaux nécessaires à la construction ou déplace de lourdes charges, grâce à des engins sophistiqués. Un métier «porteur» dans le secteur du BTP.

 

Nature du travail

Approvisionner le chantier

Le grutier approvisionne en matériaux les différentes parties du chantier. Du haut de sa cabine, il communique avec les chefs d'équipe par radio afin de répartir tous les matériaux nécessaires à la construction : il distribue le plâtre, les parpaings et les briques sur des palettes, les bennes remplies de béton et les éléments préfabriqués. Il déplace aussi les armatures pour le béton armé, les rails d'acier...

 

Gérer le levage de A à Z

Sur un chantier, le grutier doit gérer son engin du début à la fin. Il doit amener la grue sur le chantier. Une fois sur place, il vérifie l'état du terrain, le poids des charges à lever. Il décide du nombre de contre-poids nécessaires. Il doit ensuite caler la grue au bon endroit pour effectuer le levage dans les meilleures conditions de sécurité.

 

Entretenir la grue

Le grutier est responsable de l'entretien de la grue, de la vérification des freins et des sécurités ainsi que du serrage des boulons. Il détecte les pannes mécaniques et électriques, effectue les réparations ou fait appel à un spécialiste. Il doit toujours garder à l'esprit que le bon fonctionnement de sa grue est indispensable pour garantir l'avancement des travaux et la sécurité de tous sur le chantier.

 

Conditions de travail

Missions sortant de l'ordinaire

Le métier est loin d'être monotone. Le grutier travaille sur des chantiers aussi différents que des constructions résidentielles ou des travaux de génie civil (ponts, viaducs, barrages, etc.). Il peut aussi être amené à sortir un chalutier de l'eau, à remettre un train sur ses rails ou encore déplacer de petits avions. Il peut utiliser différents types de grues : camion-flèche, grue automotrice, grue télescopique, grue conventionnelle sur camion ou sur chenilles.

 

À l'extérieur par tous les temps

Le grutier travaille toujours à l'extérieur, très haut perché. Ce qui veut dire qu'il doit supporter les intempéries. Et le vent peut être violent. Au-delà de 72 km/h, il faut stopper l'engin, le mettre en girouette et quitter son poste. D'ailleurs, le grutier doit prendre connaissance quotidiennement des conditions météorologiques. Enfermé dans sa cabine (2 m2 environ), il peut parfois éprouver une certaine solitude.

 

Vie professionnelle

Des besoins importants

Les besoins sont importants. Les entreprises se trouvent face à une pénurie de jeunes grutiers, à cause des départs à la retraite. C'est donc un métier porteur dans le secteur du BTP.

 

Surtout les grandes entreprises

On dénombre environ 300 employeurs parmi lesquels les dix plus gros réalisent près de la moitié des travaux et emploient, en moyenne, près de 50 grutiers, alors que la plupart des employeurs en emploient un ou deux.

 

Dans les ports

Les grutiers peuvent aussi être embauchés dans les entreprises de levage ou dans les ports. Dans un port, ils peuvent travailler en tant que débardeurs assurant le chargement et le déchargement des marchandises à bord des navires.

 

De plus en plus puissants

Au début, le grutier commence sur des grues de faible tonnage, en binôme avec un chauffeur expérimenté. Puis, il accède à des machines plus puissantes, les charges pouvant aller jusqu'à 120 tonnes. Avoir exercé un premier métier dans le BTP peut être un plus pour avoir une connaissance globale des chantiers.

 

Compétences

Consciencieux et responsable

Une obligation de sécurité absolue pèse sur ses épaules lorsqu'il effectue les réglages de sécurité. Ce professionnel doit être consciencieux, responsable et doit avoir une bonne appréhension des risques du chantier.

 

Aptitudes physiques

Le grutier doit avoir une excellente vue et une bonne coordination des mouvements. Il doit aussi savoir prendre des décisions rapidement, savoir gérer son stress et être d'un calme olympien.

 

 

Pas le vertige

Au sommet de sa grue, le grutier ne doit pas souffrir de vertige : il travaille souvent à plus de 60 mètres de hauteur, la grue peut parfois osciller. Mais il a une vision du chantier à 360° et un point de vue imprenable.

 

Accès au métier

La sécurité avant tout

 

Pour devenir chauffeur grutier, le certificat d'aptitude à la conduite en sécurité est obligatoire (CACES).

 

BP Conducteur d'engins de chantier de travaux publics

CAP Conducteur d'engins : travaux publics et carrières

 

 

HYDROLICIEN

 

Spécialiste de la mécanique des fluides, l'hydraulicien peut intervenir dans la gestion de centrales hydroélectriques, les réseaux d'assainissement, les réseaux d'alimentation d'eau potable.

Nature du travail

Contrôler les stations d'épuration

L'hydraulicien est le spécialiste de la mécanique des fluides. Logique de le rencontrer dans les réseaux d'assainissement où il est chargé de contrôler l'efficacité des stations d'épuration et par ailleurs de planifier le curage préventif du réseau des eaux fluviales et usées.

 

24 heures sur 24

Dans le domaine de l'alimentation en eau potable, il organise le service de distribution de façon à répondre 24 heures sur 24 aux besoins de la population. Son rôle : concevoir et suivre la réalisation des réseaux d'approvisionnement, depuis la station de pompage jusqu'au robinet des usagers, prévoir le comportement de l'eau dans un réseau de distribution, calculer les débits, les pressions et le temps de séjour de l'eau dans ce réseau.

 

Veiller à l'état du réseau

L'hydraulicien est par ailleurs responsable du bon état du réseau, ce qui l'amène à réaliser des travaux dans le cadre de branchements neufs, qu'il s'agisse de la production, du traitement et de la distribution d'eau potable ou de la récupération des eaux usées.

 

Conditions de travail

Public et privé

Agences de l'eau, bureaux d'études spécialisés, grandes sociétés d'équipement, ports autonomes en estuaires, EDM, services déconcentrés de l'État, collectivités locales... les lieux d'exercice sont multiples. C'est un secteur dont l'importance croît avec la prise de conscience récente en matière de protection de l'environnement.

 

Vie professionnelle

Les pays en développement

Les sociétés et les bureaux d'études qui interviennent dans la gestion des ressources en eau sont très actifs, mais ont souvent des effectifs réduits.

 

L'humanitaire et la mise en place de réseaux d'eau potable dans les pays en développement offre des possibilités aux hydrauliciens.

 

On peut également citer l'entreprise Sade, filiale de Veolia Environnement, spécialisée dans le captage, la conception et la construction de réseaux d'eau potable et d'assainissement. Ses besoins en recrutement pour l'année 2006 : 50 postes d'ingénieur, 150 postes de niveau bac + 2 et 500 postes de niveau CAP.

 

Compétences

Un profil scientifique

L'hydraulicien doit pouvoir organiser les données, les intégrer dans un modèle mathématique, les interpréter pour en tirer des conclusions ou en faire une analyse critique.

 

Pas regardant sur les horaires

Il ne doit pas ménager son temps et peut avoir à effectuer des astreintes, c'est à dire travailler la nuit ou en fin de semaine, par exemple en cas de problème sur les installations ou les ouvrages.

 

Et avec l'internationalisation du marché de l'eau, les hydrauliciens sont amenés à se déplacer souvent à l'étranger.

 

Accès au métier

Bac + 5 au minimum

 

Hydraulique, hydrogéologie, génie sanitaire, mécanique des fluides ou génie civil... la palette des disciplines pour accéder à la profession d'hydraulicien est vaste à condition, toutefois, de poursuivre les études jusqu'au niveau bac + 5. Sans le titre d'ingénieur, point de salut ! Les écoles d'ingénieurs proposent l'aménagement hydraulique comme option ou spécialisation, souvent en dernière année d'études. L'une d'elles est spécialisée sur les questions d'hydraulique : l'École nationale supérieure d'hydraulique et de mécanique (ENSHMG) de Grenoble.

 

Exemple(s) de formations menant au métier :

 

diplôme d'ingénieur de l'Ecole nationale du génie de l'eau et de l'environnement

diplôme d'ingénieur de l'Ecole nationale supérieure d'ingénieurs de l'université spécialité eau et environnement etc...

 

 

INGENIEUR DU BTP

 

 

Dans les entreprises de travaux publics, les ingénieurs du BTP prennent en charge la construction et l'entretien des routes, des lignes de trains, des canalisations... Dans les entreprises du bâtiment, ils font sortir de terre un supermarché, un lotissement, un immeuble...

 

Nature du travail

Fonction commerciale

L'ingénieur études de prix évalue le prix de revient d'un projet de construction, propose plusieurs variantes techniques, établit des devis, suit le déroulement des travaux de A à Z. L'ingénieur d'affaires est chargé de décrocher de nouveaux contrats, de monter et de suivre les opérations avec les clients.

 

Fonction études et méthodes

Dans le génie climatique ou énergétique, le calcul de structures en béton ou métalliques ou encore en infrastructure routière, l'ingénieur études techniques conçoit une installation et suit sa réalisation. L'ingénieur méthodes élabore le plan d'installation d'un chantier en matériel et en homme, détermine les plannings, prévient les risques d'accident.

 

Fonction travaux

Également appelé directeur de travaux, l'ingénieur travaux, secondé par un conducteur de travaux et des chefs de chantier, supervise le déroulement des travaux, coordonne l'intervention des différentes entreprises, prévoit les matériaux et les équipements nécessaires. L'ingénieur matériel est responsable d'un parc de machines (investissements, location, maintenance...).

 

Conditions de travail

Un travail d'équipe

Quelle que soit sa fonction, l'ingénieur BTP travaille en équipe. Avec ses collègues des différents services, mais aussi avec des intervenants extérieurs : architectes, clients (particuliers, communes, État...), sous-traitants, fournisseurs, professionnels des bureaux de contrôle...

 

 

Mobilité obligée

Pour évoluer et saisir les occasions qui se présentent, les cadres du BTP des grandes entreprises ont tout intérêt à accepter de changer de région. De plus, l'industrie du BTP, qui réalise 40 % de son chiffre d'affaires à l'étranger, envoie des ingénieurs aux quatre coins de la planète.

 

Vie professionnelle

Pénurie de cadres

Le secteur du BTP connaît une pénurie de personnel d'encadrement. Il recherche des conducteurs de travaux pour animer les équipes sur les chantiers, mais aussi des ingénieurs qui interviennent en amont, comme les ingénieurs commerciaux ou les ingénieurs d'études techniques.

 

Grandes entreprises et PME

Les grands noms du BTP recrutent des ingénieurs. Les PME (petites et moyennes entreprises), les bureaux d'études indépendants et les administrations (directions départementales de l'équipement, par exemple) en recherchent également.

 

Salaires motivants

Les entreprises proposent des salaires motivants, fréquemment augmentés, en général deux fois par an, auxquels elles adjoignent souvent des primes et des avantages en nature (voitures de fonction, téléphone mobile...).

 

Les femmes aussi

La part des femmes cadres dans le BTP progresse lentement mais régulièrement (une augmentation de 2% ces dix dernières années). Si leur présence dans les bureaux d'études ou les fonctions commerciales est un fait acquis de longue date, elles sont beaucoup moins nombreuses dans les postes d'encadrement .

 

Compétences

Apte à la communication

À n'importe quel poste, l'ingénieur BTP doit posséder d'excellentes qualités relationnelles. Il est amené, en effet, à animer une équipe et à collaborer avec différents intervenants. Il est aussi primordial qu'il sache écouter le client afin de comprendre ses desiderata et de le conseiller le cas échéant à bon escient.

 

Rigoureux et responsable

Quelle que soit sa fonction, l'ingénieur BTP assume de grandes responsabilités. L'ingénieur études de prix doit présenter à son client un projet cohérent. L'ingénieur études techniques est le garant des solutions qu'il préconise. L'ingénieur travaux assure le respect du planning et de l'enveloppe dévolue au projet. Rigueur et responsabilité constituent des qualités indispensables.

 

Accès au métier

Bac + 5 exigé

 

La formation s'effectue dans les écoles d'ingénieurs spécialisées.

Certaines de ces écoles se préparent en 5 ans après un bac S ou STI



MACON

 

Premier à intervenir sur une construction, le maçon met en place les fondations des futurs immeubles, des maisons individuelles ou des bâtiments industriels. Puis il monte les éléments porteurs : murs, poutrelles et planchers.

Nature du travail

Constructions traditionnelles

Dans les maisons individuelles, à l'aide d'une truelle et d'un fil à plomb, il assemble les murs en briques, en parpaings ou en pierres grâce à des mortiers. Puis applique les enduits sur les murs. En dehors des constructions neuves, il peut participer à des chantiers de réfection, d'entretien ou de démolition.

 

Constructions industrielles

Dans les ouvrages plus importants, fini l'usage du mortier et de la truelle. Place au moulage-démoulage. Le maçon est qualifié pour réaliser des pièces en béton armé. Il réalise des coffrages dans lesquels il coule du béton et utilise des armatures métalliques pour le ferraillage.

 

Conditions de travail

En plein air

La plupart du temps à l'extérieur et souvent sur des échafaudages, le maçon se déplace d'un chantier à l'autre et travaille parfois pendant plusieurs mois loin de son domicile. Il arrive sur le terrain après le terrassier qui prépare le sol. Il implante les bâtiments d'après les indications du géomètre.

 

Petits et grands chantiers

C'est la taille de l'entreprise qui détermine le degré d'autonomie du professionnel. Sur les petits chantiers, au démarrage des travaux, il suit les consignes de l'entrepreneur puis s'organise assez librement. Sur les chantiers plus importants, il travaille sous les ordres d'un chef d'équipe.

 

Travail moins pénible

Si les conditions de travail restent assez difficiles, elles se sont améliorées. La manutention, la mise en place des matériaux, l'évacuation des décombres sont facilitées par du matériel mécanisé. Les entreprises cherchent à protéger leur personnel contre les intempéries et à prévenir les accidents de travail.

 

Vie professionnelle

Recrutements à la pelle

Les entreprises du BTP embauchent un nombre important d'ouvriers qualifiés. Dans les entreprises artisanales, ils travaillent au sein de petites équipes. Dans les grandes, ils sont formés sur le tas aux nouvelles techniques du béton sous les ordres d'un chef d'équipe.

 

Évolution de carrière

Après quelques années d'expérience, un maçon peut devenir chef d'équipe, puis chef de chantier (gros oeuvre, travaux publics) ou se mettre à son compte comme artisan s'il a des connaissances en gestion et en comptabilité. Il peut aussi se spécialiser, en tant que façadier par exemple.

 

Compétences

Rigueur et savoir-faire

Le bon démarrage d'un chantier dépendant de son travail, le maçon doit être rigoureux. Il sait respecter les plans et les consignes, effectuer des tracés et des repérages. Les techniques et les matériaux n'ont aucun secret pour lui. Il sait gérer son temps et a le sens des responsabilités.

 

Robustesse et disponibilité

Le travail sur le chantier demande une bonne condition physique, le sens de l'équilibre, de la prudence et le respect absolu des règles de sécurité. Contraint de se déplacer d'un chantier à l'autre, le maçon travaille pendant plusieurs mois loin de son domicile, en France ou à l'étranger. Il doit donc se montrer disponible et adaptable.

 

Accès au métier

CAP ou BEP minimum

 

Comme tout métier du bâtiment, l'acquisition d'un CAP ou d'un BEP est indispensable. Le CAP maçon, le CAP constructeur en béton armé du bâtiment ou le BEP techniques du gros oeuvre du bâtiment se préparent en 2 ans après la 3e.

Autre possibilité après un CAP ou un BEP : préparer en 2 ans, par apprentissage, le BP maçon qui permet d'acquérir une qualification supérieure et une formation à la gestion d'entreprise.

Les meilleurs élèves de CAP et BEP peuvent continuer leurs études pendant deux ans vers le bac pro technicien du bâtiment: organisation et réalisation du gros oeuvre qui forme des ouvriers et agents techniques hautement qualifiés dans la même spécialité que le CAP ou le BEP obtenu, et mène, après avoir fait ses preuves, à un poste de responsabilité.

 

 

MONTEUR EN INSTALLATION THERMIQUES ET CLIMATIQUES

 

Grâce à cet expert du chaud et du froid, on se sent bien hiver comme été, que l'on soit à la maison, au bureau ou dans un centre commercial. Le monteur en installations thermiques et climatiques contribue à l'amélioration de notre confort, mais aussi aux économies d'énergie et au respect de l'environnement.

Nature du travail

Dessiner des plans

À partir de plans des locaux, le monteur en installations thermiques et climatiques réalise les tracés indiquant l'emplacement des divers appareils et le passage des tuyauteries. Avant d'arriver sur le chantier, il doit réfléchir à la manière dont il va raccorder une chaudière aux radiateurs présents dans chaque pièce du bâtiment, à la sélection des outils, aux commandes de fournitures et de pièces détachées.

 

Poser les équipements

Le monteur scelle les supports, fixe la chaudière ou la centrale de climatisation ainsi que les radiateurs ou les diffuseurs d'air climatisé. Armé d'un chalumeau, il effectue toutes les soudures. Il pose le réseau de canalisations et le raccorde aux équipements déjà en place.

 

Vérifier et expliquer

Une fois l'installation achevée, le monteur s'assure de son bon fonctionnement, de sa conformité avec les normes de sécurité et procède aux derniers réglages. Il explique au client comment fonctionne l'installation.

 

Conditions de travail

Artisans et collectivités

Le jeune diplômé a l'embarras du choix : il peut adresser sa candidature à une entreprise artisanale, une PME ou un service de chauffage urbain, pour le compte d'une commune, par exemple.

 

Formation continue de rigueur

Le niveau d'exigence des clients en matière de confort ne cessant de monter, les régulations de température doivent être de plus en plus précises. Il faut se tenir au courant des évolutions techniques et apprendre à maîtriser les nouveaux matériels qui font régulièrement leur apparition sur le marché. Les pratiques sur les chantiers évoluent également, en raison notamment du recours aux énergies renouvelables (vent, soleil) : là encore, il faut s'adapter.

 

Adaptabilité nécessaire

Le monteur se déplace d'un chantier à l'autre. Ses horaires sont irréguliers, il n'est pas rare qu'il ne quitte le lieu d'une réparation qu'après remise en marche, quel que soit le temps nécessaire. Il travaille rarement seul et, sur les chantiers, il est régulièrement en contact avec différents corps de métiers avec lesquels il coordonne ses interventions.

 

Vie professionnelle

Un professionnel très recherché

Les besoins en chauffage et climatisation, la nécessité de faire des économies d'énergie et les préoccupations écologiques font du monteur en installations thermiques et climatiques un interlocuteur indispensable tant pour les particuliers que pour les entreprises, les commerces ou les hôpitaux.

 

Une carrière évolutive

Le monteur en installations thermiques et climatiques débute en tant qu'ouvrier qualifié. Il peut évoluer en se formant sur le tas ou en passant un BP (voir la partie Études). Après quelques années de pratique, il est possible de devenir chef d'équipe ou responsable de chantier. Ou encore de s'installer à son compte comme artisan. En se donnant la peine d'acquérir des connaissances complémentaires en électronique et régulation, on peut même accéder au poste de technicien de maintenance en génie climatique.

 

Compétences

Esprit d'initiative et méthode

Chaque chantier obéissant à des caractéristiques spécifiques, il faut, à chaque fois, faire preuve d'initiative pour improviser des solutions. Le monteur en installations thermiques et climatiques doit également avoir le sens de l'observation et de l'organisation. Pas de bon travail sans une préparation méthodique en amont.

 

Concentration et vigilance

La soudure constitue une étape délicate : s'il n'y apporte pas un grand soin, il expose toute l'installation à un risque de fuites.

 

Aimer le travail en équipe

Le monteur en installations thermiques et climatiques doit savoir travailler en équipe, en respectant les règles d'hygiène et de sécurité en vigueur sur le chantier. Il doit aussi être capable d'établir et de cultiver un bon contact avec les clients.

 

Accès au métier

BP, un diplôme très apprécié

 

Les entreprises de génie climatique recrutent des ouvriers qualifiés de niveau CAP ou BEP.

 

PEINTRE EN BATIMENT

 

Dernier ouvrier à intervenir sur un chantier de construction, le peintre en bâtiment habille murs et plafonds. Passé maître dans l'art des finitions, il sait aussi conseiller les clients dans leurs choix de décoration.

Nature du travail

La touche finale

Qu'il intervienne sur un chantier de construction ou participe à des travaux de rénovation, le peintre en bâtiment apporte aux locaux la touche finale en habillant les façades, les murs et les plafonds.

 

Installation et préparation

Il monte des échafaudages, installe des tables à tréteaux pour y poser outils et matériaux, déploie des bâches pour protéger le mobilier et la moquette. Commence alors un long travail de préparation du support. Il faut décoller l'ancien papier peint, décaper les vieilles peintures, colmater les fissures, poncer, enduire... Une fois que les surfaces sont parfaitement lisses, le revêtement peut être appliqué.

 

Le choix des outils

Entre ses mains, les pinceaux succèdent aux rouleaux, les brosses aux pistolets : à chaque instant, le peintre doit trouver l'outil le mieux adapté aux travaux à réaliser. Il faut aussi choisir entre les peintures (mates ou satinées), les vernis... Doté d'une sensibilité artistique, le peintre peut se muer en décorateur, essayant tantôt d'imiter le bois ou le marbre, tantôt d'obtenir un effet en trompe-l'oeil.

 

Conditions de travail

De la maison à l'usine

Maisons individuelles, lieux publics, bureaux, magasins ou usines... Les chantiers changent, les clients aussi. Un peintre en bâtiment doit être suffisamment polyvalent pour pouvoir proposer une offre globale, qu'il adaptera ensuite en fonction de besoins particuliers.

 

Peintures, parquets et vitres

De plus en plus souvent, ce professionnel de la peinture est sollicité pour poser d'autres types de revêtements : du papier peint, du sol souple, des parquets... et même des vitres !

 

Suivre l'évolution des techniques

Les techniques et matériaux sont en évolution constante. Les nouvelles peintures décoratives permettent d'obtenir des effets de matière (paillettes, gouttelettes...) ou des surfaces patinées, spatulées, froissées, épongées...

 

Un travail d'équipe

Sous l'autorité d'un chef d'équipe, le peintre en bâtiment travaille seul ou en collaboration avec les autres ouvriers du chantier (l'électricien, le plombier, etc.). Il exerce ses talents à l'intérieur de locaux ou à l'extérieur.

 

Vie professionnelle

Professionnels recherchés

Quel que soit son niveau de formation, un jeune n'aura guère de mal à trouver un emploi de peintre. C'est, bien sûr, dans les villes que les opportunités sont les plus nombreuses. Et auprès des PME, largement majoritaires dans le secteur du bâtiment. Les entreprises recherchent des professionnels polyvalents, capables de réaliser divers travaux : isolation, peinture décorative, etc.

 

Devenir chef de chantier

Les titulaires d'un bac pro peuvent ambitionner de devenir chefs de chantier, voire de s'installer à leur compte, s'ils possèdent des notions de gestion et de comptabilité. Autres conditions nécessaires pour pouvoir évoluer : avoir de l'expérience, de la volonté et le sens des responsabilités

 

Compétences

L'oeil d'un artiste

Application des peintures et des vernis, isolation, étanchéité... Les compétences du peintre en bâtiment sont variées. Connaître les matériaux et maîtriser les techniques ne suffit pourtant pas : il faut aussi posséder l'oeil et le savoir-faire d'un artiste pour bien utiliser les couleurs, harmoniser les diverses nuances et créer une atmosphère.

 

Le sens de l'adaptation

Polyvalent, il s'adapte à tout type de chantier et s'intéresse aux différents revêtements utilisés dans le bâtiment : peintures décoratives, mais aussi moquettes collées, revêtements vinyliques, plaques de liège, etc.

 

Du soin et de la rigueur

Doté d'une bonne condition physique, il fait preuve de beaucoup de patience, de minutie, d'habileté et de soin dans son travail. Sur le chantier, il respecte les consignes de sécurité et manipule avec précaution les outils et les produits. Juché parfois en hauteur, il ne doit pas être sujet au vertige.

 

Accès au métier

Commencer par un CAP ou un BEP

 

Le CAP peintre-applicateur de revêtements ou le BEP finition constituent le niveau minimum requis à l'embauche. CAP et BEP se préparent en 2 ans après la classe de 3e , dans un lycée professionnel ou un centre de formation d'apprentis.

 

 

PLATRIER

 

Le gros oeuvre terminé, le plâtrier entre en jeu. De la préparation des surfaces à la décoration intérieure en passant par la restauration, ce professionnel exerce bien des talents avant l'intervention des peintres et des menuisiers.

 

Nature du travail

Enduire les surfaces

Après avoir «gâché» le plâtre en le diluant dans l'eau, le plâtrier enduit les sols, les murs et les plafonds. Muni d'une taloche, il étale le plâtre puis le lisse en appliquant un mélange plus fluide. Il peut aussi projeter l'enduit mécaniquement, créant ainsi des effets de matière ou de crépi.

 

Isoler et cloisonner

Entre le gros oeuvre et les finitions, le plâtrier intervient également pour poser les isolants thermiques ou acoustiques (laine de verre, polystyrène...), couler des chapes de béton pour les sols et monter des cloisons en briques plâtrières. Pour les plafonds, il utilise des matériaux prêts à poser (plaques, carreaux de plâtre...).

 

Décorer et embellir

Le plâtrier peut se spécialiser et devenir plaquiste pour poser des cloisons sèches prêtes à l'emploi (plaques de plâtre), staffeur-ornemaniste pour façonner des éléments décoratifs (rosaces, corniches, gaines d'aération...) ou stucateur pour réaliser des moulures, créer des intérieurs de charme à l'aide de plâtre coloré...

 

Conditions de travail

Sur les chantiers

Le plâtrier arrive sur le chantier juste après le passage du maçon. Tantôt à l'intérieur, tantôt à l'extérieur, souvent perché sur un échafaudage ou un escabeau, le plâtrier exprime son savoir-faire dans tous types de travaux : rénovation, isolation, protection incendie, décoration, finitions intérieures...

 

Au sein d'une équipe

Le plâtrier coordonne son activité avec celle des autres ouvriers. Ses doublages et ses gaines techniques sont indispensables au passage des câbles et tuyaux, ses cloisons précèdent la pose des menuiseries intérieures, la qualité de son lissage prépare le travail du peintre...

 

 

Vie professionnelle

Petits et grands chantiers...

Les entrepreneurs recherchent des jeunes polyvalents qui peuvent postuler dans l'une des 13 000 entreprises de plâtre ou dans les sociétés réalisant d'importants chantiers : hôtels, grands travaux... La profession, qui offre de nombreuses spécialités, renouvelle 10 % de son personnel tous les ans.

 

... ou monuments historiques

Les spécialisations de stucateur ou de staffeur-ornemaniste offrent de bons débouchés dans la restauration des monuments historiques ou la décoration des magasins, hôtels, salles de spectacle... À condition de savoir dessiner et de bien connaître les styles artistiques classiques et contemporains.

 

Compétences

Rapidité, habileté et résistance

Travailler le plâtre avant qu'il ne prenne (ce matériau sèche vite) demande de la rapidité pour éviter le gaspillage, de l'habileté et du soin. D'autre part, en contact permanent avec l'eau et la poussière, le plâtrier doit posséder une bonne résistance physique.

 

Polyvalence

Le plâtrier doit avoir une bonne connaissance de la chaîne de métiers intervenant sur un chantier de construction. En plus du savoir-faire propre à son domaine, il possède des bases techniques complémentaires en électricité, en plomberie, en étanchéité et en isolation.

 

Créativité et sens artistique

Dans la réalisation de travaux de décoration, il exploite sa créativité tout en tenant compte des différents styles artistiques et architecturaux. Il est capable de répondre aux attentes de confort du client et peut le conseiller en fonction de son mode de vie.

 

 

PLOMBIER

 

Un robinet qui fuit, un évier bouché, un chauffe-eau en panne... On a toujours besoin d'un plombier ! Le métier requiert une bonne condition physique mais aussi une capacité à analyser la situation et à choisir la bonne méthode d'intervention.

 

Nature du travail

Relevés et schémas

Spécialiste des installations sanitaires (tuyaux, robinets, chauffe-eau, compteurs...), le plombier s'inspire des plans de l'architecte pour étudier la localisation des appareils, le parcours des canalisations et la conformité de l'ensemble aux normes de sécurité. Il peut être amené à effectuer lui-même des relevés pour établir les schémas d'installation.

 

Pose des conduites

Il trace des repères le long des murs et des planchers, il perce les trous nécessaires à la pose des conduites. Reste à façonner la tuyauterie en coupant les tubes aux dimensions voulues. La soudure permettra de les relier les uns aux autres ou de les connecter à un appareil (machine à laver, radiateur...).

 

Ultimes réglages

Une fois le système installé, le plombier vérifie l'étanchéité et l'isolation. Si aucune fuite n'est décelée et que tout fonctionne bien, il peut poser les appareils sanitaires (baignoire, lavabo, évier...), procéder aux raccordements électriques, aux réglages et à la mise en service.

 

Conditions de travail

Souvent en urgence

Souvent sollicité pour des dépannages en urgence, il effectue parfois des travaux de plus longue durée ou procède à des remises en état (remplacement d'appareils défectueux, mise en conformité d'une installation selon les normes de sécurité...).

 

Au contact des autres

Il noue des contacts avec des particuliers lorsqu'il intervient au domicile de ses clients. Mais pas seulement... Lorsqu'on fait appel à lui pour participer à un chantier de construction, il est en relation avec toutes sortes de professionnels (architectes, maçons, chauffagistes, électriciens...).

 

 

De nouveaux matériaux

Même si elle demeure très manuelle, la plomberie a connu d'importantes évolutions techniques au cours des dernières années. De nouveaux matériaux, comme le plastique, sont apparus. Ils s'ajoutent à l'inox, au fer, à l'acier, au zinc et au cuivre. Une certaine veille technologique est donc nécessaire.

 

 

Vie professionnelle

Des professionnels très demandés

Entre la rénovation de la plomberie des bâtiments anciens et l'installation dans les nouvelles constructions, les chantiers ne manquent pas. La demande des entreprises est d'autant plus pressante qu'elles ont du mal à trouver du personnel qualifié.

 

Double compétence appréciée

Les candidats qui se présentent avec une double compétence (plombier-chauffagiste, plombier-couvreur ou plombier-zingueur) sont particulièrement appréciés.

 

Des perspectives d'évolution

Après quelques années de pratique, le plombier peut évoluer vers un poste de chef de chantier ou de conducteur de travaux. Il peut aussi se mettre à son compte, comme artisan installateur ou dépanneur.

 

Compétences

En bonne condition physique

Mieux vaut avoir une bonne santé pour exercer ce métier. Le plombier peut transporter des pièces lourdes, travailler dans des positions inconfortables. Il doit se montrer prudent, notamment quand il réalise des soudures.

 

Disponibilité indispensable

Toujours en déplacement, le plombier assure des dépannages en soirée, le samedi et certains jours fériés. Ses horaires sont extensibles et ses trajets parfois importants.

 

Rigueur et ouverture

Le plombier doit faire preuve de réflexion, de méthode et de souplesse pour s'adapter à chaque cas. Face à une situation inédite, il est capable de prendre des initiatives. Doté d'un bon relationnel, il sait expliquer à son client ce qu'il envisage de faire et le rassurer en lui fournissant un devis détaillé.

 

Accès au métier

CAP-BEP, le minimum requis

 

Le CAP ou le BEP constituent les formations de base. CAP et BEP se préparent en 2 ans, après la classe de 3e , dans un lycée professionnel ou par apprentissage.

 

TAILLEUR DE PIERRE

 

Héritier des bâtisseurs de cathédrales, cet artisan du bâtiment est un véritable artiste. Dépositaire d'un savoir-faire ancestral et respectueux des traditions, il n'en est pas moins ouvert aux dernières évolutions technologiques.

 

Nature du travail

Dompter la roche

Les roches extraites des carrières arrivent à l'atelier sous forme d'épaisses tranches. Avant de se lancer dans les délicates opérations du façonnage, le tailleur de pierre doit commencer par scier et débiter ces gros blocs de pierre. Un travail qui s'effectue aujourd'hui à l'aide de tronçonneuses équipées d'un disque en diamant.

 

Modeler et polir

S'inspirant des dessins qui lui ont été transmis par l'architecte, le tailleur modèle la pierre jusqu'à lui donner la forme recherchée. Selon la commande, il fabrique un dallage, une rampe, une corniche, un escalier ou une cheminée. Il polit ou vernit son ouvrage avant de le livrer au client ou de le poser sur un chantier.

 

Se spécialiser

Le tailleur de pierre peut se spécialiser dans les travaux marbriers, y compris la marbrerie funéraire (fabrication et entretien de stèles). Il peut aussi choisir la gravure et réaliser des bas-reliefs. Ou se consacrer à la restauration des monuments historiques.

 

Conditions de travail

En atelier et sur les chantiers

Le tailleur de pierre exerce le plus souvent en atelier, au sein de petites équipes, sous la direction d'un chef d'atelier. Il se déplace parfois sur les chantiers pour effectuer les relevés des pièces à réaliser ou pour poser les éléments finis.

 

En toute sécurité

Autrefois difficiles, les conditions de travail se sont nettement améliorées grâce à l'évolution de la réglementation et des techniques. La manutention des matériaux est de plus en plus assurée par des appareils de levage. Et de nombreuses dispositions sont prises pour empêcher les accidents.

 

Avec de nouveaux outils

Le tailleur de pierre travaille avec des outils traditionnels comme la massette (petit marteau), le ciseau ou le poinçon... Mais il utilise aussi des meuleuses électriques ou encore le laser pour nettoyer les pierres anciennes. Apparues depuis peu dans les ateliers, les machines à commande numérique présentent un énorme avantage : neutraliser la poussière.

 

Vie professionnelle

Besoin de jeunes qualifiés

Dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre qualifiée, les jeunes titulaires d'un BP ou d'un bac pro n'ont pas trop de difficultés à trouver du travail. Les principaux recruteurs sont les entreprises du bâtiment. Les programmes de restauration des monuments historiques créent également de l'emploi. Quelques débouchés du côté des marbriers funéraires.

 

Endosser des responsabilités

Avec une bonne formation de base et une solide expérience, un tailleur de pierre peut espérer devenir chef d'équipe, puis chef de chantier, voire conducteur de travaux.

 

Créer son entreprise

Le tailleur de pierre peut également reprendre ou créer sa propre entreprise. Dans ce cas, il lui faudra maintenir ou développer une clientèle. Ses meilleures alliées sont la psychologie (pour comprendre le désir du client et l'amener, parfois à renoncer aux idées qui ne sont pas réalisables) et la rigueur (respect des délais et du devis).

 

Compétences

Un artiste qui a l'oeil

Le tailleur de pierre n'est pas seulement un artisan. C'est un artiste faisant preuve de goût, d'imagination et de créativité. La pratique du dessin lui permet de développer et d'affiner sa perception des formes et des volumes. Il exerce son oeil et cultive son sens de l'esthétique en visitant des expositions ou des salons.

 

Habileté et technicité

Habile de ses mains, le tailleur de pierre a le geste précis et sûr. Avant d'intervenir sur un monument historique, il a étudié les différents styles architecturaux et acquis des connaissances de base en histoire de l'art. Quelques notions de géométrie, voire de géologie, peuvent également lui être utiles.

 

Patience et minutie

L'aisance vient au fil des années, avec beaucoup de pratique. Le granit et le marbre ne sont pas des matériaux malléables qui s'apprivoisent en un jour. Un tailleur de pierre doit donc se montrer patient. Autre qualité indispensable : la minutie. Un outil qui dérape, un coup de burin en trop et l'oeuvre en gestation est irrémédiablement abîmée...

 

Accès au métier

Le CAP tailleur de pierre, même assorti d'une MC, ne suffit pas toujours pour se faire recruter. Il est donc conseillé de poursuivre ses études jusqu'au niveau bac. À noter : une rénovation de la filière de la pierre est actuellement à l'étude. Les CAP tailleur de pierre et graveur sur pierre devraient prochainement évoluer. Un bac pro concernant l'intervention sur le patrimoine bâti pourrait voir le jour dès 2008.

 

Niveau CAP

CAP tailleur de pierre, marbrier du bâtiment et de la décoration ; graveur sur pierre ;

Niveau MC

Mention complémentaire (MC) graveur sur pierre ;

Niveau bac

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