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METIERS DU TRANSPORT


CONDUCTEUR DE BUS OU AUTOCAR

 

Nature du travail

Du scolaire au tourisme

Le transport collectif de personnes sur le réseau routier urbain ou interurbain est le coeur du métier. Mais il recouvre nombre d'activités différentes : transport scolaire (souvent à temps partiel), lignes régulières urbaines ou interurbaines, conduite de véhicules spécialisés ou d'autocars de (grand) tourisme.

 

Courtoisie et prudence

Dans tous les cas, courtoisie, bonne présentation et professionnalisme sont de rigueur. Le conducteur assure en toute sécurité le transport des voyageurs. Mais pas seulement. Il les accueille, les assiste, les conseille et les informe, anticipe et gère au mieux les incidents de parcours.

 

Électronique, mécanique...

Le conducteur dispose d'une panoplie d'outils : chronotachygraphe (compteur de temps et de km parcourus), téléphone mobile, système de guidage par satellite... Il diagnostique les pannes de son véhicule, informe et réagit en temps réel face à des situations inattendues ou d'urgence. Il administre aussi les gestes de premiers secours.

 

Conditions de travail

Jour et nuit

De villes en villes, en France comme à l'étranger, le conducteur de transport en commun travaille généralement de jour comme de nuit. Employé par une municipalité pour transporter des élèves vers leur établissement scolaire, il assure un service le matin et le soir.

 

Pas de routine !

Selon son poste, la durée de sa journée de travail varie. Si elle atteint 14 h, on parle « d'amplitude ». La journée est entrecoupée de périodes de temps libre appelées « coupures ». Quel que soit son régime horaire, le conducteur ne connaît pas la routine et effectue les trajets en toute autonomie.

 

Représentant de l'entreprise

Au volant de son véhicule, le conducteur est seul maître à bord. La qualité des relations qu'il noue avec la clientèle est un aspect important de son travail. De son comportement vis-à-vis des passagers, dépendra l'image de l'entreprise qu'il représente.

 

Vie professionnelle

Une forte demande

Les besoins en conducteurs se font plus que jamais sentir dans le secteur public comme dans le secteur privé. Au premier semestre 2008 Les débouchés sont importants aussi bien en ville qu'à la campagne.

 

 

Répondre aux nouveaux besoins

Deux phénomènes expliquent l'accroissement des débouchés.

 

L'évolution des besoins des voyageurs, principalement en banlieue parisienne. Ces derniers ont des horaires décalés qui nécessitent la mise en place de services en heures creuses, voire l'ouverture de nouvelles lignes.

 

Et la nécessaire compensation des nombreux départs à la retraite.

 

Difficulté à l'embauche

Malgré cette demande, les employeurs ont des difficultés à embaucher à cause des contraintes horaires et de l'impact sur la vie familiale. Selon les syndicats de la profession, une des solutions serait de préparer la relève en mettant les plus jeunes au volant et de ramener l'âge du permis D de 21 ans à 18 ans.

 

Compétences

Bonne santé indispensable

Il ne s'agit pas de s'endormir au volant ou de mal évaluer les distances. Une acuité visuelle d'au moins 15/10, une audition correcte et l'absence d'antécédent cardiaque sont contrôlés régulièrement par un examen médical. Un solide équilibre nerveux, une grande capacité d'attention et des réflexes sont essentiels.

 

Bien sous tous rapports

Les employeurs recrutent aussi bien des filles que des garçons. Leur choix se porte prioritairement sur un candidat ponctuel, courtois, qui présente bien et ayant le goût du contact. C'est un métier pour de jeunes adultes qui aiment bouger et qui ont le sens des responsabilités.

 

Conduire mais aussi...

Pour exercer, il faut posséder le permis (permis de transport en commun) qui est subordonné à l'obtention du permis  (véhicules légers). Le conducteur doit également savoir effectuer des formalités administratives et maîtriser les nouvelles technologies (guidage par satellite). Autres connaissances : la mécanique et la pratique d'une langue étrangère surtout dans le secteur du tourisme.

 

Accès au métier

Il faut savoir que posséder le permis ne suffit pas. Il est impératif d'avoir au moins une formation professionnelle minimale obligatoire (FIMO).

 

Titre professionnel de conducteur du transport routier interurbain de voyageurs : être âgé de 21 ans au minimum et titulaire du permis.

 

 

HOTESSE DE L’AIR / STEWARD

 

Nature du travail

Contrôle avant le décollage

Le travail des hôtesses de l'air et des stewards (personnels navigants commerciaux, PNC), débute avant le décollage. Ils contrôlent méticuleusement le bon fonctionnement des appareils et des équipements de la cabine (emplacement des gilets de sauvetage, étanchéité des portes...).

 

Accueil et prévention

Ils accueillent ensuite les passagers, en prêtant davantage attention aux enfants, aux personnes âgées et handicapées. Une fois à bord, ils accomplissent, devant les voyageurs, les démonstrations de sécurité en indiquant la procédure à suivre en cas d'incidents.

 

La sécurité avant tout

Les PNC veillent à faire respecter les différentes consignes en vigueur. La sécurité des passagers étant leur principale préoccupation, ils suivent une formation adaptée à chaque type d'appareil pour gérer les situations d'urgence, avec sang-froid et efficacité.

 

Au service du passager

Autres rôles : servir des boissons ou des plateaux-repas, effectuer la vente des produits détaxés, s'occuper de l'approvisionnement des repas et tenir les livres de comptes.

 

Conditions de travail

Horaires en fonction des vols...

Employés par les compagnies aériennes ou par l'armée (ils sont alors appelés personnels navigants cabine), les personnels navigants commerciaux ont des horaires très irréguliers. Ces derniers sont fonction de leur affectation sur les court, moyen ou long-courriers.

 

... des compagnies et du trafic

Dans tous les cas, ils effectuent quelque 70 h de vol par mois. Dans les compagnies de charters, leur service dépasse les 90 h mensuelles. Leurs journées peuvent débuter dès 5 h et se terminer relativement tard. Ils sont souvent tributaires des hasards de la météo et de l'importance du trafic aérien.

 

Des escales pour récupérer

S'ajoutent à leur temps de travail les escales, plus ou moins longues selon les vols. Souvent trop courtes pour espérer visiter les sites de destination, elles sont consacrées au repos, rendu nécessaire en raison de la fatigue occasionnée par les décalages horaires et la station debout prolongée.

 

Vie professionnelle

Des perspectives fluctuantes :

Des éléments conjoncturels (crises politiques, épidémies, attentats ou augmentation du prix des carburants) peuvent peser directement sur l'activité des aéroports et se répercuter sur l'emploi des personnels navigants. Les débouchés se situent plutôt du côté d'Air France et de quelques autres compagnies.

 

Promotion en vue

Les hôtesses et stewards peuvent évoluer en changeant de classes : classe économique, première classe, classe affaires. Après plusieurs années d'expérience, ils peuvent devenir chefs de cabine puis chefs de cabine principaux. À ce poste, ils encadrent et animent l'équipe navigante commerciale. Autre évolution : devenir instructeurs ou chefs de personnels navigants commerciaux. Sous certaines conditions, ils peuvent obtenir une place au sol en tant qu'agents des services commerciaux.

 

Compétences

Maîtrise de soi et disponibilité

Présentation irréprochable, sang-froid et sens aigu des responsabilités ; courtoisie, disponibilité et adaptabilité représentent les atouts essentiels de ces professionnels navigants, qui se distinguent par leur bonne résistance physique et nerveuse.

 

Connaître plusieurs langues

Appelé à voyager aux quatre coins du monde, le personnel navigant parle couramment l'anglais mais aussi d'autres langues étrangères. Un atout toujours apprécié des passagers.

 

Toujours au top

Chaque année, pour rester au top, le personnel navigant suit un stage réglementaire de maintien des compétences (exercices effectués dans des maquettes d'avion), ainsi qu'une visite médicale. En cas de défaillance, la licence peut être retirée, provisoirement ou définitivement.

 

 

 

PILOTE DE LIGNE

 

Nature du travail

Préparation du vol:

Avant le départ, le pilote établit soigneusement le plan de vol en tenant compte des itinéraires à emprunter, des conditions météo... En fonction du poids de l'avion et de la destination, il calcule la quantité de carburant. Aidé du copilote, il prépare les instruments de navigation et entre les données dans l'ordinateur de vol. Quand tout est prêt, place à l'ultime récapitulation, à voix haute, des consignes de sécurité. Le commandant de bord demande alors l'autorisation de décoller à la tour de contrôle.

Aux commandes de l'avion:

Tout au long du vol, dans le cockpit, le pilote surveille l'ensemble des paramètres sur le tableau de bord (direction, altitude, météo, consommation de carburant...) et se maintient en liaison permanente avec la tour de contrôle. Il réagit immédiatement en cas de problème. Parvenu à proximité de l'aéroport de destination, il amorce la descente pour poser l'appareil... en douceur.

 

Conditions de travail

Gérer les cas difficiles:

L'exercice du métier varie selon la compagnie (nationale, régionale...), le type de vol (régulier, charter...) et l'appareil (moyen-courrier, long-courrier). Le pilote doit faire face à toutes sortes de situations difficiles : vol de nuit, mauvais temps, espace aérien encombré, piste verglacée... Les long-courriers occasionnent une fatigue supplémentaire due aux décalages horaires, aux nuits blanches, aux changements de climat...

 

Sous surveillance médicale:

Pour vérifier qu'il est capable de faire face à ses responsabilités et aux contraintes liées à son métier, le pilote passe deux visites médicales par an. On contrôle aussi sa capacité à piloter, sa maîtrise des manoeuvres d'urgence et de secours, sa réactivité. À la moindre défaillance physique, la licence de vol peut lui être retirée.

 

Prendre en charge les passagers:

Avec son équipage (copilote, chef de cabine, hôtesses et stewards), le pilote prend en charge la sécurité des passagers... mais pas seulement. Doté d'un bon sens des relations humaines, il les accueille lors de leur montée à bord, les informe tout au long du vol et les salue une fois arrivés à destination.

 

Vie professionnelle

L'embauche liée à la formation:

Les recrutements dépendent du contexte économique. La totalité des pilotes cadets sont embauchés par Air France. Presque tous les pilotes issus de l'ENAC trouvent un emploi dans les compagnies aériennes. En revanche, ceux issus des formations privées ont beaucoup plus de mal à s'insérer.

 

Copilote d'abord:

Le débutant commence en tant que copilote sur les court et moyen courriers pendant plusieurs années. Il devient pilote sur des avions de transport aérien de faible capacité, puis sur les gros-porteurs des lignes internationales. Avant de transporter des voyageurs, le pilote achemine du fret (des marchandises). L'avancement se fait en fonction de critères techniques : nombre d'heures de vol, mérite...

 

Compétences:

Du pilotage au secourisme

L'anglais étant la langue de l'aviation, le pilote la maîtrise parfaitement. Il met continuellement à jour les techniques de pilotage, car les appareils sont de plus en plus sophistiqués. Il possède des notions de secourisme pour intervenir en cas de problème à bord.

 

Réactif et résistant:

Le pilote doit savoir réagir avec sang-froid et rapidité à tout moment : décollage, vol, atterrissage. Mais aussi en cas d'imprévus : brouillard, orages, turbulences... Il fait preuve d'une exigence extrême envers lui-même et envers les membres de l'équipage. Enfin, le pilote est doté d'une très bonne condition physique et d'un bon équilibre nerveux.

 

Accès au métier:

Le pilote de ligne est au moins titulaire d'une licence de pilote professionnel (CPL). Il atteste d'une qualification de vol aux instruments (IR) et a réussi l'examen théorique de pilote de ligne (ATPL théorique). Le commandant de bord doit posséder la licence de pilote de ligne (ATPL).

 

Niveau bac + 5

École nationale d'aviation civile (ENAC) : filière la plus prestigieuse et la plus sélective, elle est accessible sur concours aux titulaires d'un bac + 2 scientifique. La formation, gratuite, dure 2 ans. Quelques dizaines de places par an

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