AIDE SOIGNANT
Le métier d'aide soignant
L'aide-soignant aide les patients à faire leur toilette, à prendre leurs différents repas et à s'habiller. Il range les chambres, change les draps des lits et assiste le personnel infirmier. Il est chargé d'aider à changer les pansements, de distribuer des médicaments et de prendre la température ou la tension.
L'aide-soignant travaille principalement dans les hôpitaux et les cliniques. Ses horaires sont variables, les gardes sont longues, de jour comme de nuit. L'aide-soignant peut aussi exercer dans les maisons de retraite ou à domicile, pour prendre soin des personnes dépendantes ou malades.
L’aide-soignant accompagne les personnes dans la réalisation des activités de la vie quotidienne et réalise les soins liés aux fonctions d’entretien et de continuité de la vie. Il contribue à leur bien-être et à leur faire recouvrer, dans la mesure du possible, leur autonomie. Il travaille en collaboration et sous la responsabilité d’un infirmier, le plus souvent, au sein d’une équipe pluriprofessionnelle et participe aux soins infirmiers préventifs, curatifs ou palliatifs. Il exerce son activité en milieu hospitalier ou extra hospitalier, dans le secteur médical, médico-social ou social.
QUALITES ESSENTIELLES
*Rassurant
Moins impressionnant et plus présent que le personnel médical, l'aide-soignant est volontiers choisi par les malades comme confident.
*Sociable
Intégré à une équipe et confronté à la douleur de ses patients, il doit savoir écouter les uns et les autres.
*Méthodique
Ranger les chambres, refaire les lits, maintenir un horaire régulier pour les repas... L'ordre et la méthode sont indispensables au confort des patients.
*Equilibré
Le contact avec la maladie et la mort demande une bonne résistance nerveuse et psychologique.
ANESTHESISTE-REANIMATEUR (MEDECIN)
Avant toute opération chirurgicale, l’anesthésiste est chargé "d’endormir" le patient ou d’insensibiliser une partie de son corps. Pour prévoir le produit le mieux adapté, il reçoit au préalable la personne en consultation, l’ausculte et l’interroge méthodiquement sur ses antécédents, ses allergies, etc. Au cours de l’intervention, il surveille l’efficacité du produit. Enfin, il s’assure que le patient se réveille sans difficulté.
Dans sa pratique au quotidien, il est assisté par un(e) infirmier(ère) anesthésiste diplômé(e) d’État. Certains anesthésites-réanimateurs travaillent également dans des services de réanimation médicale où sont accueillies des personnes dont le pronostic vital est engagé, en état de coma, par exemple après un accident de la route.
Ses qualités : réactivité, sang-froid.
Sa formation : après six années d’études communes de médecine, il doit effectuer cinq ans d’internat (répartis en dix semestres) dans la spécialité anesthésiologie-réanimation, sanctionnés par un DES.
ASSISTANT DENTAIRE
L’assistant dentaire est le collaborateur du chirurgien dentiste. Il fixe les rendez-vous, tient à jour les dossiers des patients, fait le lien avec les laboratoires de prothèses dentaires, gère les stocks de fournitures et de médicaments et renouvelle les commandes.
Il peut aussi seconder le dentiste pendant les consultations. Il prépare les instruments, nettoie, stérilise et range le matériel après chaque intervention. Il peut aussi préparer les amalgames, les ciments qui scellent les couronnes et les matériaux pour prendre les empreintes.
Ses qualités : autonome, débrouillard, sachant prendre des initiatives et établir un contact avec les patients.
Sa formation : particularité de cette profession, il faut être embauché dans un cabinet dentaire pour pouvoir suivre une formation en alternance sous contrat de professionnalisation et qui débouche sur un certificat de qualification d’assistant dentaire
AUDIOPROTHESISTE
Professionnel de Santé,
Est considéré comme exerçant la profession d’audioprothésiste toute personne qui procède à l’appareillage des
déficients de l’ouïe.Cet appareillage comprend le choix, l’adaptation, la délivrance, le contrôle d’efficacité
immédiate et permanente de la prothèse auditive et l’éducation prothétique du déficient de l’ouïe appareillée.
La délivrance de chaque appareil de prothèse auditive est soumise à la prescription médicale préalable du médecin
généraliste ou de l’ORL et après examen otonlogique et audiométrique tonal et vocal.
Est audioprothésiste celui qui, sur base d’une formation audio acoustique complète, pratique la correction des
déficiences de la fonction auditive par des dispositifs mécaniques et électro-acoustiques suppléant à ces déficiences.
La correction de la déficience auditive à l’aide d’appareils de correction auditive dit ’appareillage’ comprend :
- le choix,
- l’adaptation,
- le contrôle d’efficacité immédiate et la délivrance de l’appareil de correction auditive,
- l’éducation prothétique du déficient de l’ouïe comprenant l’accompagnement humain et le soutien psychologique,
- le contrôle de la permanence de l’efficacité de l’appareil de correction auditive ainsi délivré.
L’appareillage doit être effectué sous la responsabilité entière et en présence effective et physique de l’audioprothésiste.
Les Débouchés : L'audioprothésiste travaille surtout en libéral. Il peut également travailler comme salarié dans
les cabinets d'audioprothésistes, dans les centres mutualistes et plus rarement dans les instituts
de rééducation et chez les fabricants. La profession d'audioprothésiste est en expansion.
La pratique de l'exercice exclusif des audioprothésistes a tendance à se développer.
AUXILIAIRE DE PUERICULTURE
Le métier d'auxiliaire de puériculture
L'auxiliaire de puériculture s'occupe des enfants bien portants ou malades. Elle veille à leur sécurité et à leur bien-être. Ses activités sont différentes suivant le lieu où elle travaille : centres d'accueil permanents (crèches, jardins d'enfants), consultations de PMI (enfants de 0 à 6 ans accompagnés par leur mère), lieux d'accueil et de garde, domicile de l'enfant, maternité, service hospitalier. La profession est presque exclusivement exercée par des femmes.
Dans une maternité ou dans un service hospitalier, l’auxiliaire de puériculture donne les soins ordinaires aux nouveaux-nés ou aux enfants en bas-âge. Elle les pèse et les mesure, les change, fait leur toilette, prépare les biberons. Elle conseille les mères dans les soins les plus courants. Enfin, c'est elle qui assure l'entretien de la chambre de l'enfant et du matériel utilisé.
Dans les centres de consultations spécialisées pour enfants, les PMI (centres de Protection maternelle et infantile), l'auxiliaire de puériculture assiste aux consultations données par un médecin. Elle accueille les enfants, les pèse et les mesure. Elle tient les dossiers à jour et conseille les parents. Elle veille aussi à assurer la propreté du matériel et des locaux.
Dans les lieux d'accueil ou de garde (crèches, haltes-garderies), elle est responsable d'un groupe de 5 à 8 enfants bien portants, âgés de 3 mois à 3 ans. Ses activités suivent le rythme des enfants. Elle les change, les fait manger ou apprend aux plus grands à manger seuls, à marcher, à devenir propres. Elle organise des jeux et des activités d'éveil.
L'auxiliaire de puériculture fait partie d’une équipe et placée sous le contrôle d'un responsable (puéricultrice, éducatrice de jeunes enfants, infirmière).
Dans un établissement hospitalier, elle est appelée à travailler de jour comme de nuit et doit également assurer des gardes les week-ends et jours fériés. Elle est souvent debout et travaille dans le bruit (pleurs, cris...).
CHIRURGIEN DENTISTE
Ce spécialiste soigne les maladies de la bouche, des dents et des maxillaires. Nouveaux matériaux, appareils de radiologie informatisés, recherche sur les implants… : la profession est en pleine révolution et les soins dentaires sont de plus en plus sophistiqués.
Profil : douceur, résistance physique et habileté manuelle.
DERMATOLOGUE
Ce médecin spécialisé dans le traitement des maladies de peau exerce le plus souvent en libéral, mais aussi dans les hôpitaux. Si, à l’hôpital, il est confronté à des pathologies lourdes (cancers de la peau), en cabinet, il traite en général des pathologies plus bénignes (acné, eczéma, verrue, allergie au soleil…). Outre des actes de médecine, il effectue également des actes esthétiques, comme le peeling, non remboursés par la Sécurité sociale. Les débouchés sont réels en raison du manque actuel de dermatologues dans l’Hexagone.
- Ses qualités : psychologie, écoute et dextérité.
- Sa formation : après six années d’études de médecine en tronc commun, il passe le concours d’internat. Puis, pendant quatre années supplémentaires, il apprend sa spécialité dans les hôpitaux, au sein de différents services dermatologiques
DIETETICIEN
Le diététicien veille à l’organisation et l’équilibre des menus donnés aux patients hospitalisés ou venus le consulter. Il jouera, selon les cas, un rôle informatif, préventif ou curatif. Le rôle du diététicien vise à préserver la santé tout en respectant le plaisir gastronomique… . Il veille particulièrement à la qualité et à l’équilibre alimentaire des personnes malades, mais aussi bien portantes selon leur état général (femmes enceintes, opérés…), leur mode de vie, leur âge et leurs moyens. Il s’agit toujours de prévenir les risques cardio-vasculaires, d’éviter les surcharges de poids, d’apprendre à avoir une alimentation saine et équilibrée.
Profil : équilibre personnel, rigueur, patience et pédagogie
ERGOTHERAPEUTE
L’ergothérapeute contribue au traitement des troubles et des handicaps de nature psychique, somatique ou intellectuelle créant une désadaptation ou une altération de l’identité et vise à la réinsertion des personnes atteintes de ces troubles dans leur travail. L’ergothérapie sollicite les fonctions déficitaires et les capacités résiduelles des personnes traitées pour leur permettre de maintenir, récupérer ou acquérir la meilleure autonomie individuelle possible. Après avoir examiné la personne, l’ergothérapeute propose les solutions techniques nécessaires : aménagement du mobilier, communication, habillage, hygiène... Il travaille avec tous les publics : enfants, adultes, personnes âgées.
Les ergothérapeutes sont au nombre de 5370, dont 85 % de femmes et travaillent dans trois domaines d’activité professionnelle : la rééducation fonctionnelle ; la psychiatrie de l’enfant, de l’adolescent et de l’adulte, ainsi que la géronto-psychiatrie et la réadaptation sociale ; les conseils en aménagement, en aides techniques et les expertises.
- Rôles de l'ergothérapeute
travailler avec des personnes de tout âge qui ont un handicap physique ou mental afin de les rendre plus autonomes ;
effectuer un diagnostic : évaluer la situation et les besoins des personnes handicapées ;
analyser le diagnostic et offrir des recommandations autant au niveau individuel que familial et collectif ;
élaborer un plan de formation pour les personnes handicapées, leurs familles et la communauté ;
conceptualiser et réaliser des prothèses et des appareillages ;
conseiller et démontrer les différentes manières de faire et/ou d’utiliser des prothèses et des appareillages ;
offrir des conseils personnalisés pour modifier l’environnement de la personne ;
faire de la recherche et développer un programme de réadaptation pour venir en aide aux personnes qui ont des handicaps ou certains problèmes de santé, de posture, etc. ;
organiser et offrir des activités de prévention : donner des conseils, des conférences, des ateliers sur les activités physiques et mentales utilisées en ergothérapie ;
enseigner l'ergothérapie à l'université ;
administrer des programmes d'ergothérapie ;
travailler dans l'industrie, conseiller les ingénieurs ou architectes qui dessinent des meubles, fauteuils, chaises, mobilier de bureau, etc.
- Profil de l'ergothérapeute :
Les qualités requises sont :
aptitudes en sciences médicales et sociales.
bonne d'écoute et empathie.
connaissance et goût des techniques nouvelles.
bonne dextérité manuelle.
grande capacité d'observation et créativité.
savoir écouter, rassurer et comprendre.
INFIRMIER
Au service des personnes en matière de santé, l'infirmière assume la responsabilité de l'ensemble des soins infirmiers que requièrent : la promotion de la santé, la prévention de la maladie, les soins aux malades.
Pour cela, elle aide la personne soignée : à maintenir et recouvrir son indépendance et son autonomie autant que possible, à développer son potentiel de santé, à soulager sa souffrance, à vivre ses derniers moments.
Par: l'aide matérielle et psychologique dans les actes quotidiens perturbés par la maladie (respiration, alimentation, hygiène...), l'accompagnement dans la maladie physique ou mentale et lors des soins, la réalisation des prescriptions médicales (injections, pansements...), l'éducation de la personne ou d'un groupe pour maintenir ou restaurer sa santé, l'organisation des soins et la collaboration avec les autres travailleurs sanitaires et sociaux.
LES DEBOUCHES:
Ils sont très variés, permettant de répondre à tous les souhaits:
- Hôpitaux, dans les services de soins (services de médecine, chirurgie, réanimation, urgence, bloc opératoire, consultations, psychiatrie, gériatrie...)
- Cliniques, centres de rééducation.
- Etablissement scolaire (horaires de semaines, sans nuits ni week-end, peu de gestes techniques)
- Centres de soins, dispensaires, associations, centre de prévention
- Exercice libéral (après 2ans d'expérience),
- Maisons de retraite ou service de maintien à domicile des personnes âgées,
- Entreprises,
- Armée, Sapeurs Pompiers, SMUR, humanitaire...
KINESITHERAPEUTE
Spécialiste de la rééducation motrice et fonctionnelle, le masseur-kinésithérapeute intervient également dans les domaines du sport et de l’esthétique. Il rééduque par le massage et la gymnastique médicale les malades atteints de paralysies ou de troubles neurologiques, les opérés, les traumatisés, etc.
Il va également aider les enfants ou les adultes souffrant d’affections respiratoires ou circulatoires à retrouver une fonction motrice normale.
Tous ces actes à but thérapeutique s’effectuent sur prescription médicale. Mais il intervient aussi sans prescription dans un but sportif ou esthétique : relaxation, massages, drainages lymphatiques...
Ils sont 78 % à exercer dans le secteur libéral et 22 % dans le secteur salarié public et privé.
Description des tâches / conditions de travail :
Le masseur kinésithérapeute, dans le langage courant le kiné, agit sur prescription médicale. Il réalise de façon manuelle ou instrumentale des actes destinés à prévenir, rétablir, suppléer l’altération des capacités fonctionnelles de ses patients.
A partir du diagnostic d’un médecin et de l’examen des radiographies, il décide du traitement à mettre en pratique : massages, exercices et mouvements pratiqués par le patient sous son contrôle. Ce travail, réparti sur la durée du traitement, permet de corriger de mauvaises attitudes.
L’objectif du masseur kinésithérapeute est aussi de réduire voire de supprimer la douleur. S’il soigne les affections bénignes telles que les lombalgies ou torticolis, il traite aussi les traumatismes dus aux accidents ou les conséquences du vieillissement. Il palpe, masse, remodèle les muscles avec douceur ou intensément suivant les besoins. Il utilise crèmes et onguents, la chaleur, le froid ou l’électricité. Il donne aussi des conseils au patient afin qu’il puisse s’auto ré éduquer et éviter de rencontrer à nouveau les mêmes difficultés.
Il intervient également dans le domaine sportif en cas de traumatisme musculaire, par exemple, (remise en forme, relaxation, massage) et en thalassothérapie (balnéothérapie, hydrothérapie…).
Il peut travailler en libéral, seul ou avec des associés dans un cabinet privé. Il peut aussi exercer dans des hôpitaux, centres de rééducation fonctionnelle ou établissements thermaux.
Une bonne résistance physique est indispensable. Il travaille le plus souvent debout et produit des efforts physiques prolongés.
MANIPULATEUR EN RADIOMEDICALE
Le manipulateur en électroradiologie médicale est le spécialiste de la manipulation d'appareils de diagnostic ou de thérapie de plus en plus sophistiqués et performants. De la jambe cassée à la chimiothérapie sans oublier le suivi des grossesses, le manipulateur radio intervient dans tous les domaines. Les techniques le plus répandues sont la radiologie (aujourd'hui assistée par ordinateur), le scanner, échographie (ultrasons) et l'imagerie par résonance magnétique. En principe, les manipulateurs radio ne participent pas à l'interprétation des résultats, mais ils peuvent aider les médecins à orienter le type d'examens qui devront effectuer.
Évolution :
Titulaire du diplôme de cadre de santé, le manipulateur peut accéder au poste de surveillant chef après 5 ans d’activité dans le secteur public. Il peut également devenir enseignant dans un institut de formation ou bien professeur technique en électroradiologie dans un lycée technique. Après le DE ou le DTS, la MST (maîtrise de sciences et techniques) en gestion des organisations sanitaires et sociales donne accès aux postes de cadres en gestion ou de responsables de l’organisation et de l’administration des établissements sanitaires et sociaux.
MEDECIN GENERALISTE
Les médecins généralistes - médecins de famille sont des médecins spécialistes formés aux principes de cette discipline. Ils sont le médecin traitant de chaque patient, chargés de dispenser des soins globaux et continus à tous ceux qui le souhaitent indépendamment de leur âge, de leur sexe et de leur maladie. Ils soignent les personnes dans leur contexte familial, communautaire, culturel et toujours dans le respect de leur autonomie. Ils acceptent d’avoir également une responsabilité professionnelle de santé publique envers leur communauté. Dans la négociation des modalités de prise en charge avec leurs patients, ils intègrent les dimensions physique, psychologique, sociale, culturelle et existentielle, mettant à profit la connaissance et la confiance engendrée par des contacts répétés. Leur activité professionnelle comprend la promotion de la santé, la prévention des maladies et la prestation de soins à visée curative et palliative. Ils agissent personnellement ou font appel à d’autres professionnels selon les besoins et les ressources disponibles dans la communauté, en facilitant si nécessaire l’accès des patients à ces services. Ils ont la responsabilité d’assurer le développement et le maintien de leurs compétences professionnelles, de leur équilibre personnel et de leurs valeurs pour garantir l’efficacité et la sécurité des soins aux patients.
MEDECIN URGENTISTE
Il évolue dans le milieu de l’urgence de deux manières différentes. Il travaille soit en intra hospitalier, c’est-à-dire au sein du service d’urgence d’un hôpital, soit en médecine pré hospitalière, par exemple pour le SAMU (Service d’aide médicale d’urgence) ou le SMUR (Service mobile d’urgence et de réanimation). Dès l’accueil des patients aux urgences, son rôle est d’évaluer, au moyen d’un diagnostic rapide, la gravité de leur état, de mettre en route leur prise en charge médicale, puis de les orienter vers les services correspondant à leur pathologie.
- Ses qualités : grandes qualités relationnelles et d’adaptation ; il est dynamique et organisé.
- Sa formation : il suit le parcours classique de tout impétrant médecin. Il peut compléter son cursus par un certificat de médecine d’urgence (deux années d’études supplémentaires).
OPHTALMOLOGUE (MEDECIN)
L’ophtalmologie attire de moins en moins les étudiants. Pourtant, il s’agit d’une spécialité très riche, qui va bien au-delà de la prescription de collyres et de verres correcteurs. En effet, l’œil est le révélateur de plusieurs maladies (diabète, hypertension, maladies infectieuses…) et l’ophtalmologue a pour principale mission de mener une veille médicale assidue.
Il effectue aussi des tâches plus techniques de mesures et des calculs avec différents appareils électroniques. Ce métier exige donc des connaissances pointues dans diverses spécialités (traumatologie, neurologie, diabétologie…), mais aussi une grande minutie, car le travail se fait sur un terrain sensible et très restreint
OPTICIEN LUNETIER
Il cumule les fonctions : commercial, technicien, professionnel de la santé... Et peut regarder l'avenir avec confiance : le vieillissement de la population et un meilleur suivi médical lui garantissent une clientèle toujours plus nombreuse
Nature du travail
Conseiller le client
Il guide le client dans le choix des verres (en plastique, incassables, antireflet...), des montures (légères, flexibles...) ou des lentilles (souples, rigides, jetables...). Il lui apprend les règles de maniement et d'entretien, lui donne des conseils pour une adaptation rapide. Depuis peu, il est autorisé (sous certaines conditions) à renouveler des verres correcteurs sans ordonnance médicale.
ORTHOPHONISTE
-Définition du métier :
L'orthophoniste est le professionnel de santé qui assume la responsabilité de la prévention, de l'évaluation, du traitement et de l'étude scientifique des déficiences et des troubles de la communication humaine et des troubles associés. Dans ce contexte, l'orthophonie concerne toutes les fonctions associées à la compréhension, à la réalisation et à l'expression du langage oral et écrit, ainsi que toutes les autres formes de la communication non verbale. (Source : Fédération Nationale des Orthophonistes).
- Profil de l'orthophoniste:
L'orthophoniste peut disposer de nombreuses techniques de rééducation en fonction des pathologies à traiter (langage, voix, orthographe...) et de l'âge des ses patients. Il doit faire preuve de patience et de pédagogie pour permettre au patient de compenser ses difficultés.
L'orthophoniste, sans cesse obligé de réactualiser ses connaissances (psychologie, neurologie, neuropsychologie, linguistique...), complète généralement sa formation initiale par des formations complémentaires.
ORTHOPTISTE
Définition du métier:
Spécialité paramédicale, sous la responsabilité d'un ophtalmologiste dont le but est d'évaluer et de mesurer, puis de rééduquer les yeux.
Cette méthode pratiquée par l'orthoptiste a pour but (entre autres) de dépister et suivre des problèmes de strabisme. Le strabisme est le défaut de parallélisme des yeux, s'accompagnant d'une déviation de l'un ou des deux yeux vers l'intérieur (strabisme convergent ou ésotropie) couramment observé chez les petits-enfants. Le strabisme vers l'extérieur (strabisme divergent ou esotropie) touche essentiellement l'enfant plus âgé et l'adulte. L'orthoptie est également utile en cas d'hétérophorie (déviation des axes visuels) ou d'insuffisance de convergence. Les bilans, les tests faits en orthoptie vont permettre de mettre en évidence une faiblesse musculaire à l'origine de troubles de l'oculomotricité (mobilité, positionnement des yeux grâce à l'action de certains muscles) et ceci grâce à des appareils spécifiques.
-Evolution professionnelle:
Après 5 ans d'expérience dans des fonctions d'encadrement auprès de personnes inadaptées, les orthoptistes peuvent être candidats aux stages organisés pour préparer le certificat d'aptitude aux fonctions de directeur d'établissement pour enfants inadaptés.
Ils bénéficient d'une dispense de scolarité pour préparer une Licence de sciences de l'éducation ou de sciences sanitaires et sociales.
OSTEOPATHE CHIROPRACTEUR
Deux métiers distincts, mais une même approche : soigner par des manipulations en privilégiant une approche globale du corps. Si ces spécialisations sont accessibles après des études de kiné ou de médecine, elles peuvent aussi se pratiquer aujourd’hui sans diplôme médical préalable.
L’usage professionnel du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l’ostéopathie ou à la chiropraxie, délivrée par un établissement de formation agréé par le ministère de la Santé, dans des conditions fixées par décret.
Ses qualités : ces deux métiers exigent un excellent sens du contact et de l’habileté manuelle.
Sa formation : après le bac, elle dure de cinq à sept ans, dans une des écoles inscrites sur une liste établie par décret.
PEDIATRE
Aucun nourrisson ne sort de la maternité sans son accord. Le pédiatre contrôle tout : réflexes, souplesse, mobilité… En libéral, il suit les petits patients de la naissance à l’adolescence. Il surveille leur développement et soigne les pathologies courantes. La prise en charge des pathologies lourdes est davantage réservée à l’exercice hospitalier où les pédiatres peuvent être spécialisés dans les maladies respiratoires, digestives, métaboliques, etc.
Face à des enfants qui, à la différence des adultes, ne peuvent pas expliquer leur souffrance, le pédiatre doit prêter attention au moindre signe, au moindre symptôme. Il est là aussi pour informer et rassurer les parents qui sont souvent beaucoup plus inquiets que leur enfant.
Ses qualités : bon contact avec les enfants, patience, capacité d’écoute.
Sa formation : après les six années d’études communes à tous les médecins, il faut réussir l’examen national classant puis suivre la spécialisation de quatre années en pédiatrie. Certains pédiatres hospitaliers possèdent une spécialité autre que la pédiatrie, en relation naturellement avec le service dans lequel ils exercent.
PEDICURE / PODOLOGUE
Définition du métier:
Le podologue soigne toutes les affections de la peau et des ongles du pied : cors, œils-de-perdrix, ongles incarnés, chevauchement des doigts, affaissement de la voûte plantaire, reconstitution partielle ou totale des ongles, durillons, mycoses, verrues plantaires, sans oublier les troubles de la sudation.
Chaque consultation commence par un examen clinique. Le pédicure podologue pose un diagnostic avant d’entreprendre un traitement thérapeutique : extraction, prélèvement, massage, coupe et soins des ongles. Il prescrit des médicaments à effet local comme les antimycosiques ou les verrucides.
Il fabrique également des semelles orthopédiques, appelées orthèses plantaires, pour compenser les malformations des pieds, pallier des problèmes vasculaires dans les jambes ou des pathologies du genou et du dos. Ces orthèses sont conçues à l'aide de logiciels informatiques. En cas d’artérite, de fracture ou de troubles graves de la circulation sanguine il oriente son patient vers des praticiens spécialistes de ces pathologies. Cette profession requiert une grande habileté manuelle : il faut avoir des gestes précis, une grande sûreté des mains et beaucoup de minutie. Un bon contact humain est nécessaire.
On compte en France 11 000 pédicures podologues (dont 70 % de femmes) en exercice. Le temps partiel est souvent le lot des débutants. Il faut bien choisir son implantation car certaines villes tendent à saturation (Paris, Lyon, Marseille). Les débouchés se situent dans le Nord et l'Est.
Débouchés :
En France, la quasi-totalité des pédicures podologues exerce à titre libéral (98%). L'investissement financier important à faire pour s'installer conduit à une augmentation rapide des associations avec d'autres professionnels de la santé.
La carrière dans la fonction publique hospitalière (services de gériatrie, de rhumatologie, de diabétologie ou de rééducation des hôpitaux) ne concerne que 2% des praticiens. Comme les ergothérapeutes, ils peuvent bénéficier de perspectives de carrière élargies à la suite de la création des grades de cadre de santé (préparation en un an après une expérience professionnelle de 4 ans) et de cadre supérieur de santé, ce dernier accessible par concours organisés dans chaque établissement pour les pédicures podologues cadres de santé ayant au moins 3 ans de service effectif dans ce grade.
PHARMACIEN
Les deux tiers des pharmaciens travaillent en officine et un tiers dans l’industrie. Le pharmacien d’officine n’est pas un simple commerçant. Compatibilité des médicaments entre eux, conformité de la prescription avec l’âge de la personne… Rien ne doit échapper à sa vigilance. Il est responsable de la santé de ses clients. D’ailleurs, une erreur non rectifiée peut le conduire devant les tribunaux !
Il conseille également sur le choix des shampoings, crèmes hydratantes et autres articles de parapharmacie, domaine où il est en concurrence avec les grandes surfaces. Ses compétences commerciales prennent alors tout leur sens ! Le rôle des pharmaciens dans l’industrie est beaucoup plus technique, puisqu’il consiste, selon les postes, à créer de nouveaux médicaments, perfectionner des produits existants, définir les modes d’administration et les dosages, contrôler la qualité des médicaments produits, veiller au respect des exigences réglementaires, etc.
Ses qualités : sens des responsabilités, curiosité, rigueur.
Sa formation : en faculté de pharmacie, le premier cap à passer est le très sélectif concours de fin de PCEP1 (première année du premier cycle des études de pharmacie). Le choix entre recherche, officine et industrie se fait à la fin de la quatrième année, avant l’internat. Le diplôme de docteur en pharmacie s’obtient à l’issue de la sixième année et peut être complété par des spécialisations.
PHARMACIEN D’OFFICINE
Ce professionnel est à la fois spécialiste des molécules et commerçant. Le pharmacien d’officine bénéficie du monopole de la distribution des médicaments. Il joue un rôle de relais entre le médecin et le patient, mais fait également beaucoup de conseil car il connaît toutes les incompatibilités médicamenteuses. C’est aussi un véritable chef d’entreprise auquel incombent des tâches de gestion, d’achat et d’approvisionnement en médicaments.
Profil :
Sens de l’accueil et rigueur
PODOLOGUE / ORTHESISTE
Le podo-orthésiste s’occupe de l’appareillage du pied pour améliorer la marche des patients. Il conçoit, fabrique et adapte des appareils, chaussures et orthèses plantaires. De son côté, l’ouvrier assure la fabrication mécanique et les finitions manuelles des chaussures orthopédiques. Le technicien, souvent chef d’atelier de fabrication, fait le lien entre la conception et la fabrication. D’après la fiche technique établie par le podo-orthésiste, il prépare les éléments correcteurs ou compensateurs de l’orthèse ou de la prothèse. Il établit les patrons, surveille et coordonne les différentes opérations de la fabrication au sein de l’atelier. Enfin, à partir d’une prescription médicale, le technicien supérieur, véritable podo-orthésiste, procède à l’examen du patient (prise de mesure, empreinte, moulage), conçoit et adapte l’appareillage, supervise la fabrication et procède à l’essayage. Yves, podo-orthésiste posséde son propre cabinet et atelier de fabrication : « Alors qu’auparavant, notre métier était presque un métier d’artisan, proche du secteur de la chaussure, à présent et pour les années à venir, nous devrons plus nous inspirer de l’industrialisation pour la construction des chaussures. Nouveaux matériaux, nouvelles techniques… le métier évolue sans arrêt. Il existe de nombreux besoins dans notre domaine, mais les jeunes sont parfois rebutés par le fait de devoir passer leur temps à toucher des pieds d’inconnus. C’est spécial au début, puis ensuite, le travail est tellement intéressant qu’on n’y fait plus attention. »
Profil : minutie, habileté manuelle, patience, sens du contact et esprit d’équipe.
Formation : il existe trois niveaux (CAP, DT et BTS) correspondant à des fonctions et des responsabilités différentes, mais seul le BTS donne l’agrément de la Sécurité sociale et permet de s’installer à son compte.
Exercice : il travaille dans des entreprises privées de fabrication de matériel de podo-orthésie, dans un centre d’appareillage ou au sein d’un hôpital. Il peut aussi s’installer à son compte.
PREPARATEUR EN PHARMACIE
la différence du simple employé en pharmacie (avec un CAP), qui gère les stocks et conditionne les produits mais n’est pas autorisé à vendre des médicaments, le préparateur en pharmacie (titulaire du BP) est habilité à servir la clientèle et remporte donc la préférence des employeurs. Ses tâches varient en fonction du lieu d’exercice : officine, milieu hospitalier ou industrie pharmaceutique. En officine, ce bras droit du pharmacien prépare les prescriptions médicales, réalise certaines préparations, gère les stocks de médicaments. Il peut également vendre des produits parapharmaceutiques ou des appareillages médicaux. Les horaires peuvent comporter des gardes la nuit, le dimanche et les jours fériés.
En milieu hospitalier, le préparateur délivre, sous la responsabilité du pharmacien, des médicaments aux différents services et non aux malades directement. Il est également chargé des achats et des préparations. Dans l’industrie pharmaceutique, il assure le contrôle des matières premières, encadre les équipes de travail sur machines.
Profil : être attentif et soigneux, résistance physique.
Exercice : principalement en pharmacie d’officine sous la responsabilité d’un pharmacien. Cette profession reste encore presque exclusivement féminine. Dans ce secteur, on note une demande accrue en contrôle qualité avec une élévation du niveau de qualification.
PROTHESISTE DENTAIRE
Derrière un éclatant et charmant sourire se cache peut-être l’œuvre du prothésiste dentaire. Il travaille exclusivement pour les dentistes. Son art consiste à créer des appareils de prothèse dentaire. À partir d’une empreinte, il fabrique un moulage et sculpte véritablement une nouvelle dent. Il utilise toutes sortes de matériaux pour les couronnes ou bridges : résine, cire, céramique, métal, etc. Son travail est loin d’être routinier : chaque bouche étant différente, il lui revient donc d’adapter une théorie, celle de la prothèse dentaire, à chacune.
- Ses qualités : dextérité, patience et minutie.
- Sa formation : le CAP prothésiste dentaire est accessible après la troisième. Mais le niveau bac s’avère parfois utile, car le métier se complexifie. Le CAP peut se préparer dans une dizaine de lycées professionnels et dans de nombreuses écoles privées, ou bien par la voie de l’apprentissage auprès d’un prothésiste. Après le CAP, il est possible de préparer le BTM (brevet technique des métiers) de prothésiste dentaire ou un BP.
PSYCHIATRE
Expert en troubles mentaux, ce médecin les diagnostique et propose différents traitements : médicaments, thérapies, hospitalisation, etc. Certaines personnes viennent le voir régulièrement. Pour d’autres, il intervient uniquement en situation de crise.
À force d’écoute et de patience, il tisse une relation de confiance avec chaque patient. Pour exercer cette profession, la plupart des psychiatres ont suivi, en plus de leurs études spécialisées en psychiatrie, une cure de psychanalyse ou ont fait un travail d’introspection sur eux-mêmes avant de soulager les autres.
Ses qualités : sens de l’observation et de l’écoute.
Sa formation : des études de médecine suivies d’une spécialisation en psychiatrie.
PSYCHOMOTRICIEN
-Définition du métier :
Le travail du psychomotricien vise à rééduquer les personnes confrontées à des difficultés psychologiques vécues et exprimées de façon corporelle, en agissant sur leurs fonctions psychomotrices. Il traite des troubles du mouvement et du geste dont peuvent souffrir les enfants, les adolescents, les adultes et personnes âgées : bégaiement, tic, trouble de l’orientation et du comportement. Les actes qu’il est autorisé à pratiquer sont réglementés par un décret. Il intervient en séances de rééducation individuelles ou collectives sur prescription médicale.
A l’heure actuelle, 5894 psychomotriciens dont 85,5 % de femmes exercent en France.
En tant que salarié, il travaille surtout dans le domaine de l’enfance ou de l’adolescence inadaptée, dans des centres spécialisés, des établissements hospitaliers, des services médico-pédagogiques ou des hôpitaux psychiatriques.
En libéral le psychomotricien a sa propre clientèle et travaille en collaboration avec les psychiatres, pédiatres, psychologues et les enseignants (l’exercice libéral ne concerne que 9 % des psychomotriciens).
-Poursuivre une formation après le diplôme d’état :
L'admission au diplôme d'État donne l'accès de plein droit à la licence de sciences sanitaires et sociales et à celle de sciences de l'éducation.
Des spécialisations sont offertes par certaines universités, sous forme, par exemple, de diplômes d'université. Ainsi, l'université Paris 6, UFR Pitié-Salpêtrière offre aux psychomotriciens deux diplômes d'université : "Initiation à la recherche clinique en psychomotricité" et "Formation au bilan sensori-moteur actuel".
- Débouchés :
Dans la fonction publique hospitalière, les psychomotriciens sont appelés à travailler au sein d'équipes pluridisciplinaires dans les services d'accueil des prématurés, de gériatrie (patients atteints des maladies d'Alzheimer ou de Parkinson), de soins palliatifs... Ils interviennent aussi dans les centres spécialisés dans l'enfance ou l'adolescence inadaptées ainsi que dans les hôpitaux psychiatriques. Leur carrière se déroule sur trois corps et, comme pour les praticiens d'autres professions paramédicales, ils bénéficient de perspectives de carrière élargies à la suite de la création du corps de cadre de santé et de cadre supérieur de santé.
Les psychomotriciens installés en libéral (7% des praticiens) travaillent de plus en plus souvent en collaboration avec d'autres spécialistes : psychiatres, pédiatres, psychologues etc.
PUERICULTRICE
La puéricultrice (le métier se décline surtout au féminin) est une infirmière spécialisée dans les soins médicaux apportés aux bébés et aux enfants. Cette praticienne joue également un rôle de prévention, d'éducation et de conseil auprès des parents.
Nature du travail
Soigner les enfants et informer les parents
Dans une maternité, un service de néonatalogie ou en pédiatrie, la puéricultrice délivre les soins infirmiers aux enfants (prise de sang, mise sous oxygène ...).
Elle alimente les prématurés par des techniques spécifiques et les réconforte par des gestes maternels. Elle assiste le médecin lors des soins et des examens et peut être amenée à réaliser des gestes d'urgence.
Interlocuteur privilégié des parents, elle les informe, les conseille et les rassure sur la santé des enfants.
Prévenir, protéger, éduquer
Dans un centre de protection maternelle et infantile (PMI), elle reçoit les futures ou jeunes mamans avec leurs enfants. Elle joue alors un rôle de prévention, de protection et d'éducation auprès des familles. Parfois, elle visite les enfants à leur domicile.
Encadrer une équipe
Dans une crèche ou une halte-garderie, la puéricultrice anime et encadre une équipe (éducatrices de jeunes enfants, auxiliaires de puériculture, assistantes maternelles), tout en continuant de s'occuper des enfants.
Conditions de travail
Surtout à l'hôpital
Près de la moitié des puéricultrices sont employées par les services hospitaliers (pédiatrie, néonatalogie...) et les maternités. On les rencontre également dans les centres de protection maternelle et infantile (PMI), les crèches et les haltes-garderies.
Jamais seule
Quel que soit son lieu d'exercice, la puéricultrice travaille toujours en collaboration avec des médecins, des infirmiers, des aides-soignants, des auxiliaires de puériculture, des éducateurs de jeunes enfants...
Des horaires variables
À l'hôpital, les horaires sont assez contraignants. Comme pour la majorité du personnel soignant, les astreintes de nuit et le week-end sont fréquentes. En PMI, la puéricultrice travaille en journée mais peut se déplacer en cas d'urgence. Dans les crèches et les haltes-garderies, les horaires sont réguliers, mais les journées peuvent se terminer tard.
Vie professionnelle
Sous réserve de mobilité
Les jeunes diplômées n'ont pas de difficultés à obtenir un emploi... si elles acceptent la mobilité. Les débouchés les plus intéressants se situent en Île-de-France, en région Rhône-Alpes, dans le Nord-Pas-de-Calais, les Pays de la Loire... Les zones rurales sont moins bien pourvues. Même constat concernant les petites agglomérations où le nombre de crèches dépend de la densité de population.
De puéricultrice à formatrice
Face au nombre insuffisant de modes de garde collectifs, les parents se tournent vers des solutions personnalisées. Cette évolution permet cependant à la puéricultrice de jouer un nouveau rôle. Elle aide alors les familles à trouver une assistante maternelle, qu'elle forme, lorsque cette dernière souhaite obtenir un agrément.
Évolution de carrière
Une professionnelle expérimentée peut coordonner les actions municipales en faveur de la petite enfance. Elle peut aussi assurer des formations auprès des assistantes maternelles. Après 5 ans d'expérience, elle peut diriger une crèche ou une pouponnière, devenir responsable d'un service de pédiatrie (avec un diplôme de cadre de santé).
Compétences
Une profession au féminin
On trouve 98 % de femmes dans cette profession ! Si, évidemment, l'intérêt pour le monde de l'enfance et le sens de l'observation font partie des qualités nécessaires, on attend surtout des puéricultrices une bonne résistance physique et une grande stabilité émotionnelle.
Des aptitudes au dialogue
Les connaissances de la puéricultrice en développement de l'enfant l'amènent à jouer un rôle de conseil primordial auprès des parents. Sa tolérance et sa capacité à dialoguer lui permettent de s'adapter à des familles parfois exigeantes ou anxieuses, parfois en difficultés financière ou psychologique. Cette bienveillance est indispensable pour accompagner, en toute sérénité, l'éducation de l'enfant mais aussi l'encadrement du personnel dans les crèches.
Accès au métier
Pour exercer ce métier, il faut obtenir le diplôme d'État de puéricultrice, qui se prépare en 1 an dans les écoles agréées, après un diplôme d'État d'infirmier ou de sage-femme... et réussite au concours d'entrée. Ce diplôme est reconnu au niveau bac + 2.
Niveau bac + 4
Diplôme d'État de puéricultrice.
Exemple(s) de formations menant au métier :
Diplôme d'Etat de puéricultrice
Diplôme d'Etat de sage-femme
Diplôme d'Etat d'infirmier
SAGE FEMME
Il s’agit d’une profession médicale à compétence définie, le métier de Sage-femme (SF).
Ce métier consiste à accompagner la femme enceinte avant, pendant et après l’accouchement :
Avant, elle effectue le diagnostic, la déclaration et les consultations de suivi de la grossesse à condition que la femme n’ait pas d’antécédents pathologiques (auxquels cas le recours à un médecin s’impose). Elle prescrit et pratique certains examens para cliniques comme l’échographie. La SF assure aussi les cours de préparation à l’accouchement et peut suivre (à domicile, en cabinet ou à l’hôpital) les grossesses pathologiques en collaboration avec les médecins (obstétriciens, anesthésistes et pédiatres).
Pendant : elle surveille le travail et pratique les accouchements eutociques (qui se déroulent normalement et ne nécessitent pas de manœuvres instrumentales).
Après : la SF assure la surveillance de la maman et du bébé (jusqu’au 7ème jour de vie).
Elle donne des conseils à la maman (allaitement, soins …), assure la consultation post-natale et peut prescrire une contraception hormonale en post-partum. La SF est aussi habilitée à pratiquer la rééducation uro-gynécologique des patientes.
Les SF travaillent aussi dans les services d’orthogénie, de procréation médicalement assistée et de dépistage prénatal.
SOCIOLOGUE
En dehors de l’université et des centres de recherche, on trouve des sociologues au sein de grandes entreprises, de sociétés de marketing, de cabinets d’études de marché, etc. Quel que soit leur environnement de travail, l’objectif de ces professionnels reste le même : comprendre les mécanismes qui régissent les activités humaines, les rapports entre individus et au sein de groupes de population.
Le sociologue est avant tout un professionnel de terrain qui doit passer par un travail rigoureux : questionnaires, interviews, observations.
Ses qualités : bon relationnel, capacités rédactionnelles et d’analyse.
Sa formation : après la licence, il faudra poursuivre par un master de recherche à l’université ou une thèse pour les futurs chercheurs et enseignants ou par un master professionnel pour ceux qui préfèrent travailler en entreprise ou dans une collectivité territoriale
TECHNICIEN DE LABORATOIRE
Définition du métier :
Le laborantin effectue les analyses médicales qui permettront au médecin d’établir un diagnostic. Il procède, sur prescription, à des examens du sang, des urines, des ¬tissus … c'est un scientifique doté de connaissances pointues indispensables biologique et techniques. Le laborantin doit être capable de rigueur pour élaborer un compte rendu de l'analyse sans erreur. La responsabilité du laborantin est en jeu et nécessite précision et méthode.
Le technicien d'analyses biomédicales effectue, à partir d’une prescription médicale, des analyses de sang, d’urine ou de tissus. La nature des analyses peut varier d'un laboratoire à l'autre ou être spécialisée dans un domaine particulier : hématologie, biochimie, bactériologie, etc. Ces analyses sont plus ou moins longues ou délicates et sont exécutées manuellement ou, surtout en biochimie et en hématologie, à l'aide d'appareils électroniques de plus en plus perfectionnés. Les résultats obtenus sont ensuite validés par le médecin ou le pharmacien biologiste, chef de laboratoire. Les techniciens d'analyses biomédicales travaillent principalement dans des laboratoires privés médicaux ou pharmaceutiques. Ils peuvent également exercer dans des hôpitaux, cliniques, centres de recherche, services de la préfecture de police.
Evolution professionnelle:
Les techniciens de laboratoire peuvent être amenés à assumer certaines responsabilités et à diriger une équipe de travail sous l'autorité du chef de laboratoire. Les techniciens d'analyses biomédicales peuvent accéder à des fonctions de surveillant des services de laboratoires.
5 années d'exercice professionnel permettent de se présenter au concours d'entrée à l'école des cadres donnant accès aux fonctions d'enseignement.